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islam et judaisme les juifs en terre d'islam

attaque des interets juifs et israeliens a bombay

Publié le 29/11/2008 à 12:00 par israelsionisme
attaque des interets juifs et israeliens a bombay
centre juif attaque a bombay
BOMBAY :Cinq otages israéliens tués dans le centre culturel juif
vendredi 28 novembre 2008, par LDJ



Le choix d'une cible juive (et non pas israélienne) est une preuve ,si nécessaire , de la dimension antijuive du combat des extrémistes musulmans dits "islamistes".

Le CRIF va nous expliquer pourquoi ses nouveaux amis du Conseil Français du Culte musulman CFCM ne condamnent pas ces meurtres commis par des musulmans contre des juifs

C'est en reprenant le contrôle du centre culturel juif que les forces indiennes ont découvert les corps sans vie de cinq Israéliens.

Rabbi Gavriel Noach Holtzberg et sa femme Rivkah Holtzberg qui dirigeaient le centre Chabad-Lubavitch de Mumbai

cinq otages israéliens, qui étaient détenus par des islamistes dans un centre culturel juif de Bombay, ont été tués, a annoncé vendredi 28 novembre un diplomate de l'ambassade d'Israël en Inde. "Cinq corps d'otages ont été découvert. Ils sont de nationalité israélienne", a déclaré le numéro deux de l'ambassade israëlienne à New Delhi, Eli Belotsercovsky.

Les cadavres ont été retrouvés à l'issue d'une intervention des forces spéciales indiennes, qui ont repris le centre culturel. Pendant ce temps, elles continuaient leur assaut sur une partie de l'hôtel Taj Mahal où au moins un terroriste se serait retranché.

Jeudi, l'ambassade d'Israël avait affirmé qu'entre dix et vingt Israéliens avaient été pris en otage lors des attaques commises par des islamistes à Bombay. Le complexe de Nariman House, qui abrite un centre religieux juif orthodoxe du mouvement Loubavich, le Beit Chabad, était une des cibles des islamistes.

Les télévisions indiennes ont montré des images de la foule ovationnant les forces spéciales indiennes alors que ces dernières sortaient du bâtiment abritant le centre culturel juif.


commemoration de la nakba des juifs des pays arab

Publié le 08/02/2008 à 12:00 par israelsionisme
LE 12 JUIN 2008,

NOUS COMMEMORERONS

LA NAQBA

DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES !!!

Le 12 juin 1945, des pogroms éclatent en Libye, ancienne « régence » turque devenue colonie italienne en 1912 et libérée en 1942 par les troupes britanniques et françaises.

D’autres pogroms ont lieu le 5 novembre. Au total, près de deux cents Juifs sont tués, et plusieurs centaines sont blessés ou soumis à des violences de tout ordre, y compris des viols systématiques. Toutes les synagogues du pays sont profanées.

Les Juifs libyens commencent à s’enfuir. Ce mouvement deviendra un exode généralisé en 1951, quand le pays accédera à l’indépendance formelle. Les derniers Juifs lybiens quitteront le pays après l’instauration du régime totalitaire islamique du colonel Mouammar al-Kadhafi, en 1969.

Le 12 juin 1945 marque donc le début de la Naqba (catastrophe et exil) des Juifs des pays arabes et islamiques : l’expulsion de près d’un million d’êtres humains de la terre où ils sont nés et où ils ont grandi.

De nombreux pogroms et de nombreuses persécutions s’étaient déroulés dans le monde arabe et islamique avant cette date. Pour nous en tenir à une histoire récente, mentionnons les pogroms de Palestine en 1920 et en 1929, le pogrom de Constantine en 1936 et le pogrom d’Irak (« Farhud ») de 1941.

Mais avec les événements de Libye, c’est bien une volonté d’éliminer totalement les Juifs de la vie nationale qui apparaît, dans un pays arabe et islamique qui vient de recouvrer sa liberté. D’un antijudaïsme religieux ou social, on passe bien à un antisémitisme radical.

La Naqba des Juifs des pays arabes et islamiques, dont l’origine se situe chronologiquement avant la première guerre israélo-arabe (1948-1949), est inséparable du problème des réfugiés arabes de Palestine. C’est dans une large mesure pour occulter leurs agressions contre les communautés juives d’Orient que les pays arabes et la plupart des pays islamiques ont refusé d’apporter une solution au problème palestinien. Avec les conséquences dramatiques que l’on sait.

Les deux tiers des réfugiés juifs des pays arabes et islamiques ont trouvé refuge en Israël. Les autres, dans leur immense majorité, se sont installés dans l’Union européenne et aux Etats-Unis.

Nous demandons donc à l’Etat d’Israël, à l’Union européenne et aux Etats-Unis de proclamer le 12 juin date perpétuelle pour commémorer la Naqba des Juifs des pays arabes et islamiques.

Les communautés juives pourront en outre commémorer l’événement lors de la date hébraïque : 2 thamuz.

COLLECTIF POUR LA COMMEMORATION DE LA NAQBA DES JUIFS DES PAYS ARABES ET ISLAMIQUES (CCNJPAI)

barbarie arabomusulmane

Publié le 19/01/2008 à 12:00 par israelsionisme
barbarie arabomusulmane
VOILA COMMENT ILS TRAITENT LES PRISIONNIERS ILS NE RESPECTENT MEME PAS LES ACCORDS INTERNATIONAUX A CE SUJET



LIBAN
Le Hezbollah affirme détenir des restes de soldats israéliens
NOUVELOBS.COM | 19.01.2008 | 14:11

"Nous avons des têtes, des mains, des pieds et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu'au bassin", assure Hassan Nasrallah, le secrétaire général du mouvement islamiste. Les soldats auraient été tués lors du conflit avec l'Etat Hébreu à l'été 2006.

Hassan Nasrallah (AP)

Hassan Nasrallah (AP)
Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a affirmé samedi 19 janvier que son mouvement avait en sa possession "des têtes, des mains et des jambes de soldats israéliens", tués en 2006 durant le conflit avec Israël. "L'armée israélienne a laissé derrière elle les restes de corps d'un grand nombre de soldats", a déclaré fièrement Hassan Nasrallah, lors des commémorations de l'Achoura chiite dans la banlieue sud de Beyrouth, en allusion à la guerre dévastatrice de juillet-août 2006 entre le parti chiite et Israël."Nous avons des têtes, des mains, des pieds et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu'au bassin. Qu'a dit l'armée israélienne à la famille de ce soldat ?", a ajouté le chef chiite.

1360 morts en 2006

Le conflit entre Israël et le Hezbollah, déclenché le 12 juillet 2006 après la capture par les combattants chiites de deux soldats israéliens à la frontière israélo-libanaise, s'était achevé le 14 août après 34 jours de combats, par une trêve négociée sous les auspices de l'ONU. Le conflit a fait plus de 1.200 morts au Liban, en majorité des civils, et 160 en Israël, pour la plupart des soldats. Durant le conflit, le Hezbollah a tiré quelque 4.000 roquettes qui ont contraint un million d'Israéliens à se réfugier dans des abris ou à fuir vers le sud du pays.

Menaces d'un nouveau conflit

"Si Israël lance une nouvelle guerre contre le Liban, nous lui promettons une guerre qui changera la face de toute la région, avec l'aide de Dieu", a mis en garde le chef du Hezbollah. "Les Israéliens n'ont pas un commandement politique et militaire (efficace) pour lancer une guerre contre le Liban, mais s'ils le font, la résistance est prête" à y faire face, a-t-il ajouté.En octobre 2007, Israël avait remis un prisonnier et les dépouilles de deux militants du mouvement chiite libanais contre les restes d'un Israélien et des informations sur le pilote israélien disparu au Liban en 1986, Ron Arad. Le discours de cheikh Nasrallah intervient également alors que l'armée israélienne a intensifié ses raids meurtriers dans la bande de Gaza.


Première sortie publique depuis 1 an

Hassan Nasrallah assistait samedi matin aux commémorations de l'Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, pour sa première sortie publique depuis plus d'un an.
Menacé de mort par l'Etat hébreu, il avait évité jusque là de participer à des commémorations religieuses ou des rassemblements politiques, préférant prononcer ses discours à la télévision d'un lieu tenu secret. Il est apparu samedi au milieu de mesures de sécurité renforcées et a pris la tête de la procession rassemblant des dizaines de milliers de fidèles qui sillonnaient les rues de la banlieue sud, fief du puissant parti chiite. Cette apparition du chef chiite intervient alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique opposant la majorité parlementaire, soutenue par l'Occident, à l'opposition menée par le Hezbollah et appuyée par Damas et Téhéran.

musulman converti au judaisme

Publié le 17/01/2008 à 12:00 par israelsionisme
Un marocain musulman se convertit au judaïsme
“Je suis devenu juif et j’en suis fier”

M.R a remonté les religions révélées à rebrousse poil. Né marocain musulman, ce Marrakechi de 37 ans a fait un premier transit chez les chrétiens avant de devenir juif. Il troque son prénom Mohamed pour Haïm. Un parcours strictement personnel, dit-il. Un peu trop personnel, tout de même surtout quand Haïm, le nouveau converti, parle de “terre promise”.

Propos recueillis par
Taïeb Chadi



• Haîm Benchetrite.



• Maroc Hebdo International : Un musulman qui devient juif c’est du jamais vu au presque; vous, à l’âge de 37 ans, vous avez osé le faire. Pourquoi ?
- Haîm Benchetrite : Du jamais vu au Maroc, c’est possible. Et je ne regrette pas d’être le premier spécimen. Oui, moi anciennement Mohamed comme tout le monde, j’étais musulman et maintenant je suis Haïm le juif. Vous me demandez pourquoi ? je vous réponds, c’est un choix volontaire parce que j’ai aimé cette religion.
• MHI : Quel a été votre parcours pour finalement chuter dans le judaïsme?
- Haîm Benchetrite : Pendant mon adolescence, j’avais envie de savoir davantage sur les différentes religions qui m’entouraient, vu que j’avais pleins de copains et de voisins de différentes croyances. Alors, je me suis rendu dans une mosquée pour la première fois et pour vous faire une confidence, elle a été la dernière. Je m’en souviens bien comme si c’était hier, car j’y suis allé en pleine chaleur marrakchi en short et T-shirt, boucle d’oreille et une queue de cheval, ce qui n’a pas été apprécié par certains sieurs qui étaient assis contre un mur en train de lire le Coran.
J’ai été chassé de là-bas, avec les jurons qui fusaient de partout. Et là, je parle encore des années 70 quand il n’y avait pas encore de mouvement islamiste dans son ampleur actuelle. J’avais des copains qui écoutaient en cachette un certain orateur religieux égyptien qui se nommait “Kichk" et moi je trouvais bizarre ce qu’il disait. La plus part de ses propos étaient beaucoup plus politique que religieux, ce qui n’était pas à mon goût. Après cet événement, je suis allé à l’église de Marrakech où j’ai été accueilli par un prêtre qui répondait à mes questions à tel point que j’ai fait un exposé au collège sur le Christianisme ce qui m’a valu une exclusion de 3 jours. C’est là que mes mésaventures religieuses se sont arrêtées au Maroc, et ce n’est que lorsque je l’ai quitté que j’ai commencé à lire, à chercher à avoir envie de m’identifier à quelque chose.
• MHI : Avant de devenir juif, vous vous êtes donc d’abord converti au christianisme ?
- Haîm Benchetrite : Oui, je suis devenu chrétien mais pas pour longtemps. Je m’explique. Avant de m’installer aux USA, j’ai beaucoup voyagé, pas pour résider quelque part, car j’avais et j’ai toujours envie de vivre au Maroc, mais seulement, je voulais moi aussi porter un sac à dos et découvrir le monde. C’est justement lors de mes voyages que j’ai pu connaître autre chose que ce que je voyais pendant mon enfance. Alors j’ai pu côtoyer des gens de différentes nationalités, de races, de religions et c’est alors que l’envie de me retrouver m’a hanté.
En Italie, j’ai pu me convertir au catholicisme, mais je n’étais pas tout à fait convaincu, car je voulais toujours m’identifier au Maroc et le catholicisme pour moi étais très loin de mes convictions et de mon éducation d’enfance. Quelques années plus tard, lors d’un séjour en Israël et ma rencontre avec des Juifs Séfarades du Maroc, j’ai pu découvrir un autre Maroc, plus prospère et plus serein, et c’est justement pour cette raison que je me suis convertit au judaïsme, il y a quelques années de cela. La vie en communauté, le partage, la foi et l’esprit critique de ce peuple choisi par Dieu qui m’a fait découvrir un côté de moi-même que j’ignorais jusqu’à lors.
• MHI : Cette volonté de passer de l’Islam au christianisme puis au judaïsme, vous a-t-elle inspirée par votre milieu familiale, ou est-ce simplement une évasion calculée ?
- Haîm Benchetrite : Ma famille ressemble à n’importe quelle famille marocaine, j’avais des parents fonctionnaires et je suis l’aîné d’une famille de deux enfants. Je suis né d’une mère fassie et d’un père de la région de Tafilalet. On n’a jamais eu d’éducation religieuse à la maison et je n’ai pu apprendre que ma mère était pratiquante musulmane que lors d’un séjour chez moi aux USA, il y a quelques années de cela. Mon père par contre n’est devenu musulman pratiquant qu’après sa retraite. Donc, je peux dire que la religion n’a jamais été un sujet de débat à la maison. Encore une fois, il s’agit d’un choix strictement personnel.
• MHI : Etes-vous aujourd'hui réellement adopté par les juifs et intégré dans le judaïsme car nul ne devient pas juif qui veut, à fortiori lorsqu’on est né musulman de père et de mère ?
- Haîm Benchetrite : Pour le moment, j’habite dans une petite ville loin d’une synagogue, mais dès que j’ai la possibilité de m’y rendre, je le fais pour exercer ma foi en bonne et dû forme. Je célèbre le shabbat chez moi, et bien sûr que je ne mange que casher, ce qui n’est pas difficile à trouver dans les super marchés du coin. Et chaque fois que je rencontre un co-religieux on pratique notre foi chez l’un d’entre nous.
Quand à mon intégration, elle n’est pas encore avalisée par le rabbinat d’Israel, mais cela ne saurait tarder. Je n’ai eu malheureusement pas la chance de me rendre à la terre promise depuis presque 20 ans, mais je rêve de m’y rendre dès que possible. Vu la situation actuelle au Moyen-Orient, je préfère attendre encore un peu et j’espère bien réaliser ce rêve un jour. J’étais sur le point d’y retourner avant l’assassinat d’Itsac Rabin, mais après cette tragédie, j’attends
encore.
• MHI : Et si un jour le judaïsme ne vous convienne plus, iriez-vous au bouddhisme, à l’animisme … ou bien, tout bonnement, reviendrez-vous à l’Islam, votre religion d’origine ?
- Haîm Benchetrite : Pour le moment, je suis juif et je suis fier de l’être ; alors je ne vois pas pourquoi je dois renoncer à quelque chose qui me tient à cœur. Autrement dit, j’ai pris un aller-simple.
• MHI : Etes-vous vraiment bien dans votre peau et dans votre tête ?
- Haîm Benchetrite : Je me sens à merveille et j’espère que mon expérience ne soit pas unique , car Dieu a plusieurs noms, mais il est toujours unique. Shalom Salam !

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Face au danger intégriste. Juifs et Chrétiens sous l’Islam", de Bat Ye’or

Publié le 12/01/2008 à 12:00 par israelsionisme
Face au danger intégriste. Juifs et Chrétiens sous l’Islam", de Bat Ye’or

Notes de lecture, par J.P. Allali, CRIF 13 mars 2005
C’est un fait avéré que Ruth Bat Ye’or est la spécialiste incontestée de la dhimmitude. À l’heure où un vent d’espoir souffle sur le Proche-Orient, la réédition de son ouvrage majeur « Juifs et Chrétiens sous l’Islam » est un événement. D’autant plus que l’auteur, tout en reconnaissant que ce livre clôt l’ensemble de ses recherches sur le sujet, considère qu’il s’agit en fait d’un « livre nouveau ».

Pour bien comprendre comment Juifs et Chrétiens, sous la férule de l’Islam en sont venus à constituer des sociétés « statiques, enfermées dans un autisme historique » et pour tenter d’expliquer comment, au lieu de s’entraider face au malheur commun, Chrétiens et Juifs d’Orient se sont opposés « comme dans un champ magnétique répulsif », ce qui a littéralement empêché la vision globale d’une dhimmitude partagée, Bat Ye’or commence par remonter le temps, à la recherche des peuples qui habitaient la région à l’aube de l’islam.

Centre de l’École nestorienne et des maîtres du Talmud, la Babylonie était alors majoritairement peuplée de Juifs et de Chrétiens. Les Arabes, pour leur part, tout en frayant avec Juifs et Chrétiens, étaient encore des païens. Confusément, ils aspiraient à avoir, eux aussi, leur monothéisme. Mahomet et le Coran vinrent à point nommé pour combler ces espérances. Hélas, si elles satisfirent les Arabes, elles sonnèrent comme un glas pour les communautés juives et chrétiennes. Car la nouvelle foi se posait en vérité absolue. « Un siècle après la mort du Prophète, les jurisconsultes du VIIIème siècle fixèrent leur politique avec les Peuples du Livre sur la base des décisions arrêtées par Mohammed à l’encontre des Juifs d’Arabie ». L’ère de la dhimma et de l’esclavage s’ouvre. L’ère du Djihad aussi qui « exprime la sacralisation de la razzia bédouine, conséquence du contexte sociologique où s’exerça la prédication de Mohammed ». Et pour que les choses soient bien claires, Bat Ye’or rappelle le principe fondamental : « Le Djihad divise les peuples de la terre en deux groupes irréconciliables : les Musulmans-habitants du dar al-islam, pays soumis à la loi islamique ; et les Infidèles habitants du dar al-harb (harbis), Pays de la guerre destinés à passer sous la juridiction islamique, soit par la conversion de leurs habitants, soit par la conquête armée. »

En deux vagues d’islamisation violente, la vague dite arabe (640-750) puis la turque (1021-1689), le Djihad, sur plus d’un millénaire, islamise les pays chrétiens de trois continents, débordant même sur l’Asie bouddhiste et les Indes. La description détaillée de la condition des dhimmis en terre d’islam et de leur avilissement est impressionnante. Mais attention, il ne faut pas confondre dhimmis et parias de l’hindouisme. « Le paria, en effet, est intégré dans la société des castes, alors que le dhimmi personnifie par excellence l’élément extérieur à l’umma, il représente un modèle de civilisation et de culture étranger et ennemi ».

Ce statut imposé par l’Islam aux Juifs et aux Chrétiens a conduit à une servilité des dhimmis, qui évoluent dès lors dans une « espace de mensonge mythique ». Pire, les Chrétiens d’Orient, persuadés qu’ils seraient favorisés en prenant fait et cause pour leurs bourreaux au détriment des Juifs, leurs frères de misère, se fourvoyèrent en favorisant in fine l’islamisation. C’est que « l’expression la plus perverse du terrorisme psychologique consiste à pousser la victime à justifier publiquement son oppresseur ». Bat Ye’or est sans appel sur ce point. Pour elle, après Byzance, « L’alliance du turban et de la tiare représenta un élément majeur de la progression islamique », entraînant « la longue descente aux enfers des Églises, rongées par la simonie et la concussion ».

On pourrait croire qu’il s’agit là d’histoire ancienne et que tous ces événements appartiennent désormais au passé. Rien n’est plus faux car « ce syndrome d’agressivité déviée qui s’exprima dans le dar al-islam par des reports de violence, traversa l’Histoire et se manifeste jusqu’à nos jours ». L’antisionisme des Chrétiens d’Orient et leur acharnement à vouloir empêcher toute réconciliation judéo-chrétienne en sont une preuve manifeste. D’autre part, « la transposition de la passion du Christ au combat du terroriste palestinien fut l’œuvre des Églises Arabes ». En témoigne notamment la paranoïa judéophobe du père Youakim Moubarac. Avec la progression de l’islamisme, la dhimmitude est à nouveau au programme politique des tenants d’un Djihad du troisième millénaire. Avec, pour cheval de Troie, selon Bat Ye’or, la glorification du passé arabo-islamique et du mythe du miracle andalou.

Il convient donc d’être extrêmement vigilant car il ne faut pas oublier que, tout au long des années, un slogan sans détours a fleuri dans les villes arabes à l’occasion de pogromes : « Aujourd’hui c’est le jour du sionisme et demain sera le jour du christianisme ; aujourd’hui, c’est le samedi, demain ce sera le dimanche ».

Un travail scientifique remarquable. Un ouvrage essentiel.

Jean-Pierre Allali

(*) Éditions Berg International. Décembre 2004. 432 pages. 18€






© Objectif-info.com

Juifs persécutés dans l’Islam du haut moyen-âge

Publié le 12/01/2008 à 12:00 par israelsionisme
Juifs persécutés dans l’Islam du haut moyen-âge
Maïmonide et le Prophète «Meshuga»
26 décembre 2007, Andrew Bostom
Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Cet essai est extrait de travaux provenant de l’ouvrage à paraître en 2008: «L’héritage de l’antisémitisme», chez Prometheus Books.

Le 13 décembre a marqué le 804ème anniversaire de la mort de Maïmonide (au Caire en 1203), talmudiste, philosophe, astronome et médecin renommé.

La biographie de ce «second Moïse» est souvent citée par ceux qui voudraient inférer le prétendu œcuménisme du Haut Moyen Age – en particulier en «Andalousie», ou Espagne musulmane, invariablement accompagnée d’une dénonciation de l’intolérance fanatique de l’Europe chrétienne occidentale, à la même époque. Un exemple particulièrement flagrant de ce genre de comparaisons pesantes a été fait par Amartya Sen, le Prix Nobel d’économie, dans son livre récent «Identité et Violence». Sen a la témérité de déclarer:

Le philosophe juif Maïmonide fut obligé d’émigrer de l’Europe intolérante au 12ème siècle; il trouva un havre de tolérance dans le monde arabe.

Mises à part les sottises de Sen, Maïmonide (né en 1135 à Cordoue) n’était âgé que de 13 ans en 1148 quand Cordoue la musulmane tomba aux mains de Musulmans particulièrement fanatiques, les berbères Almohades, qui envahirent la péninsule ibérique depuis l’Afrique du Nord. Maïmonide et tous les Juifs dhimmis de Cordoue furent obligés de choisir entre l’islam et l’exil. Choisissant celui-ci, Maïmonide et sa famille menèrent pendant les 12 années suivantes une vie nomade, errant à travers l’Espagne. En 1160, ils traversèrent la Méditerranée, et s’installèrent à Fez au Maroc (également sous contrôle Almohade) où, inconnus des autorités, ils espéraient passer pour musulmans, en vivant comme des crypto-juifs.

La double vie de Maïmonide cependant, devint de plus en plus dangereuse alors que sa réputation augmentait sans cesse, et les autorités commencèrent d’enquêter sur les dispositions religieuses de ce jeune homme très doué. Il fut même accusé par un informateur du crime de relapse (apostasie) de l’islam et, sans l’intercession du poète et théologien Abu al-’Arab al Mu’ishah, un ami musulman, il aurait souffert le destin de son collègue Judah ibn Shoshan, qui avait été exécuté peu auparavant sous les mêmes accusations. Suite à ces conditions précaires, la famille de Maïmonide quitta Fez, embarquant en 1165 vers St-Jean d’Acre, puis vers Jérusalem, puis à Fostat (Le Caire), où ils s’installèrent, vivant de nouveau comme des dhimmis, bien que sous une loi fatimide plus tolérante.

Les déprédations du jihad des Almohades (1130–1232) infligèrent une énorme destruction aussi bien aux populations juives et chrétiennes d’Espagne et d’Afrique du Nord. Un compte-rendu contemporain de Salomon Cohen (comportant une séquence des évènements par l’historien arabe Ibn Baydhaq) depuis janvier 1148, a décrit les conquêtes musulmanes almohades en Afrique du Nord et en Espagne comme suit :

Abd al-Mumin, le chef des Almohades après la mort de Muhammad Ibn Tumart le Mahdi, s’empara de Tlemcen au Maghreb; il tua tous ceux qui s’y trouvaient, parmi lesquels les Juifs, sauf ceux qui embrassèrent l’Islam. A Sijilmasa, cent cinquante personnes furent tuées pour rester attachées à leur foi juive. Toutes les villes de l’Etat almoravide – dirigeants dynastiques de l’Afrique du Nord et de l’Espagne avant les Almohades – furent conquises par les Almohades. Cent mille personnes furent tuées à Fez à cette occasion, et 120.000 à Marrakech. Les Juifs de toutes les localités du Maghreb gémissaient sous le joug pesant des Almohades ; beaucoup d’entre eux furent tués, beaucoup d’autres s’étaient convertis ; aucun ne put apparaître publiquement comme juif. De larges zones entre Séville et Tortosa en Espagne étaient aussi tombées aux mains des Almohades.

Cette dévastation – massacres, captivité et conversion forcée – a été décrite par le chroniqueur juif Abraham Ibn Daud, et le poète Abraham Ibn Ezra. Soupçonnant la sincérité des Juifs convertis à l’Islam, des «inquisiteurs» musulmans, précédant leurs homologues chrétiens espagnols de trois siècles, retiraient les enfants de ces familles, les plaçant sous la garde d’éducateurs musulmans. Quand Sijilmassa (une oasis au Sud-Ouest de Fez) fut conquise par les Almohades en 1146, les Juifs eurent le choix entre la conversion ou la mort. Alors que 150 Juifs choisirent le martyr, d’autres se convertirent à l’islam – y compris le Dayan (rabbin ou juge rabbinique) Joseph ben Amram – qui retournèrent plus tard au judaïsme. La ville de Dar’a endura un sort identique. L’élégie émouvante «Ahah Yarad Al Sefarad» d’Abraham Ibn Ezra décrit la destruction par les Almohades, aussi bien des communautés juives d’Espagne – Séville, Cordoue, Jaen, Almeria – et d’Afrique du Nord dont Sijilmasa et Dar’a ainsi que d’autres à Marrakech, Fez, Tlemcen, Ceuta, et Meknès.

Ibn Aqnin (mort en 1220), philosophe et commentateur renommé, né à Barcelone en 1150, fuyant les persécutions almohades avec sa famille, s’échappa aussi à Fez. Vivant comme crypto-juif, il rencontra Maïmonide et nota dans ses propres écrits poignants les souffrances des Juifs sous la férule almohade. Ibn Aqnin écrivait durant le règne d’Abu Yusuf al-Mansur (régnant de 1184 à1199), quatre décennies après la mise en place des persécutions almohades en 1140. Alors, les Juifs convertis de force à l’islam en étaient déjà à la troisième génération de Musulmans. Malgré cela, al Mansour continuait de leur imposer des restrictions, ce que Ibn Aqnin rapporte. Dans son ‘Tibb al-Nufus’ (thérapie de l’âme), Ibn Aqnin se lamente :

Nos cœurs sont inquiets et nos âmes effrayées à tout moment qui passe, car nous n’avons ni sécurité ni stabilité. Des persécutions et des décrets anciens ont été dirigés contre ceux demeurés fidèles à la Loi d’Israël, et les ont maintenus avec ténacité, de sorte qu’ils pourraient même mourir au nom de leur foi. Dans le cas où ils se soumettraient à leurs exigences, nos ennemis les loueraient et les honoreraient… Mais lors des persécutions présentes, au contraire, autant que nous puissions paraître obéir à leurs instructions abandonner la nôtre, ils appesantissent notre joug et rendent notre travail plus difficile… Observer les duretés des apostats de notre communauté qui ont totalement abandonné la foi, et ont changé de tenue à la suite de ces persécutions… Mais leur conversion ne leur était d’aucune utilité, car ils étaient soumis aux mêmes vexations que ceux restés fidèles à leur foi. De fait, même la conversion de nos pères ou grands-pères ne leur a été d’aucun avantage (…).

Si nous devions prévoir les persécutions qui nous sont tombées dessus dans les années récentes, nous ne trouverions rien de comparable dans les annales de nos ancêtres. Nous sommes l’objet d’inquisitions ; des grands et des petits témoignent contre nous, et des jugements sont prononcés, dont le moindre rend légal de verser notre sang, la confiscation de nos biens, et le déshonneur de nos épouses. (…)

Les gardiens musulmans peuvent disposer de nos jeunes enfants, et de leurs biens à leur guise. S’ils ont été donnés à un individu craignant Allah, il s’efforcera alors d’éduquer les enfants dans leur religion, car l’un de leurs principes est que tous les enfants sont à l’origine nés musulmans, et ce sont leurs parents qui les élèvent comme Juifs, Chrétiens ou Zoroastriens. Ainsi, si leur gardien les éduque dans ce qu’ils déclarent être leur religion originale (c.a.d. l’islam) et ne laisse pas les enfants à leurs parents - les Juifs - il obtiendra une récompense considérable d’Allah. (…)

Il nous était interdit de pratiquer le commerce, qui est notre ressource vitale, car on ne peut vivre sans la nourriture pour sustenter nos corps, et sans vêtements pour les protéger du chaud et du froid. Ces derniers ne peuvent être obtenus que par le commerce, car il est leur ressource et leur origine, sans lequel son effet, c.a.d. notre existence, disparaîtrait. Ce faisant, leur idée était d’affaiblir nos forts et d’annihiler nos faibles. (…)

Puis ils nous imposés des vêtements distincts. De même que pour le décret imposant le port de longues manches, son objet était de nous faire ressembler à l’état inférieur des femmes, qui sont dénuées de force. Ils avaient pour objet, par leur longueur, de nous rendre disgracieux, alors que leur couleur devait nous rendre répugnants. Le but de ces vêtements distinctifs est de nous différencier d’entre eux, de façon à être reconnus dans nos échanges avec eux sans le moindre doute, pour qu’ils puissent nous dénigrer et nous humilier… De plus, cela permet de répandre notre sang dans l’impunité, car quand nous voyageons sur le chemin d’une ville à l’autre, nous sommes attaqués par des voleurs et des brigands, et sommes secrètement assassinés la nuit ou tués en plein jour. (…)

Maintenant, l’objet de la persécution par Ismaël, qu’ils nous demandent de renoncer à notre religion en public ou en privé, est seulement d’annihiler la foi en Israël, et par conséquent, on acceptera plus sûrement la mort que de commettre le moindre pêché… Comme le firent les martyrs de Fez, de Sijilmassa, et de Dar’a.

L’épître de Maïmonide aux Juifs du Yémen fut écrite vers 1172 en réponse aux questions de Jacob ben Netan’el al-Fayyûmi, qui dirigeait la communauté juive au Yémen. A cette époque, les Juifs du Yémen enduraient une expérience familière à Maïmonide – alors qu’ils étaient obligés de se convertir à l’islam - campagne lancée vers 1165 par Abd-al-Nabî ibn Mahdi. Maïmonide adressa des recommandations au chef de la communauté juive du Yémen, et les encouragements qu’il put rassembler. L’épître aux Juifs du Yémen apporte une vision honnête et sans hésitation de ce que Maïmonide pensait du prophète musulman Mohammed, ou «Le Fou» comme il l’appelle, et au sujet de l’Islam en général. Maïmonide écrit :

Vous écrivez que le chef rebelle au Yémen a décrété une apostasie obligatoire pour les Juifs, obligeant les habitants juifs de toutes les places qu’ils avait soumises à abandonner la religion juive, exactement comme les Berbères les avaient obligés à le faire au Maghreb [c.a.d. l’occident islamique]. Et sans délai. Voilà de bien mauvaises nouvelles (…). «Et celui qui les entend, ses deux oreilles frissonnent (I, Samuel 3:11)». En vérité, nos cœurs sont affligés, nos esprits sont meurtris, et la force du corps épuisée à cause des terribles infortunes que nous ont apportées des persécutions religieuses aux deux extrémités de la terre, l’Orient et l’Occident, «de sorte que l’ennemi était au milieu d’Israël, certains de ce côté, et certains de l’autre côté» (Joshua 8:22).

Maïmonide fait clairement savoir que les persécutions implacables des Juifs par les Musulmans équivaut à une conversion force:

Les persécutions continues en entraîneront beaucoup à s’éloigner progressivement de notre foi, d’avoir des craintes, ou de se perdre, parce qu’ils auront vu notre faiblesse, et le triomphe de nos adversaires et leur domination sur nous.

Puis il note: «Après lui s’est levé le Fou qui imita son précurseur puisqu’il lui ouvrit la voie. Mais il ajouta comme nouvel objectif d’apporter férule et soumission, et il inventa sa religion bien connue». Des écrivains juifs médiévaux désignaient souvent Mohammed comme ‘ha-Meshugga’, le Fou en hébreu, comme l’historien Norman Stillman d’un air narquois, étant «lourd d’implications».

L’essai magistral de Georges Vajda en 1937 sur les motifs anti-juifs dans les Hadith, comprend une discussion fascinante des «Teshuvot» – Responsa – de Maïmonide sur la question de savoir si les Juifs devaient tenter d’enseigner la Torah aux Musulmans, par rapport aux Chrétiens. Bien que en principe, la réponse soit négative, c.a.d. que les non juifs étaient proscrits de l’étude formelle de la Torah en soi, Maïmonide fait cette distinction frappante entre les Chrétiens et les Musulmans, concernant l’enseignement des commandements et de leurs explications, du fait de la menace unique posée par les Musulmans de par leur intolérance doctrinale :

Il est permis d’enseigner les commandements et les explications selon la loi rabbinique aux Chrétiens, mais il est interdit d’en faire de même pour les Musulmans. Vous savez en effet que selon leur croyance cette Torah n’est pas divine, et si vous leur enseignez quelque chose, il le trouveront contraire à leur tradition, parce que leurs pratiques sont confuses, et leurs opinions bizarres - mippnei she-ba’uu la-hem debariim be-ma’asiim – (parce qu’ils ont reçu un méli-mélo de pratiques diverses et étranges, et de déclarations inapplicables). Ce que l’on enseigne ne les convaincra pas de la fausseté de leurs opinions, mais ils l’interprèteront selon leurs principes erronés et ils nous opprimeront. Pour cette raison (…), ils haïssent tous les non musulmans qui vivent parmi eux. Ce serait alors le principal obstacle pour les Israélites qui, à cause de leurs pêchés, sont captifs parmi eux. Au contraire, les incirconcis (les Chrétiens) admettent que le texte de la Torah, tel que nous l’avons, est intact. Ils l’interprètent seulement de façon erronée, et l’utilisent pour des objectifs d’exégèse allégorique qui leur est propre – Ve-yirmezuu bah ha-remaziim hay-yedu’iim la-hem – (ils échangeraient des signes secrets connus seulement d’eux). Si quelqu’un les informe de l’interprétation correcte, on peut espérer qu’ils reviennent de leur erreur, et même s’ils ne le font pas, il n’y a pas d’obstacle pour Israël, parce qu’ils ne trouvent pas dans leur loi religieuse une contradiction avec la nôtre (…).

Revenant à l’Epître aux Juifs du Yémen, Maïmonide souligne l’une des raisons présumées de la haine des Musulmans contre les Juifs :

Vu que les Musulmans n’avaient pas pu trouver la moindre preuve qu’ils pourraient utiliser dans toute la Bible, ni une référence ou une allusion possible à leur prophète, ils se crurent obliges de nous accuser en disant, « Vous avez altéré la Torah, et en avez expurgé toute trace du nom de Mohammed». Ils ne purent rien trouver de plus puissant que cet argument ignominieux.

En explicitant la profondeur de la haine musulmane contre les Juifs, Maïmonide fait une nouvelle observation profonde concernant la prédilection juive pour le démenti, une caractéristique qui, insiste-t-il, hâtera leur destruction :

Souvenez-vous, mes coreligionnaires, qu’au décompte du vaste nombre de nos pêchés, D.ieu nous a précipités au milieu de ce peuple, les Arabes, qui nous ont sévèrement persécutés, et ont adopté une législation néfaste et discriminatoire contre nous, comme les Ecritures nous en ont avertis: «Nos ennemis eux-mêmes nous jugeront » (Deutéronome 32:31). Jamais une nation ne nous a frappés, dégradés, dépréciés, et haïs autant qu’eux. Bien qu’ils nous aient déshonorés au-delà de la capacité d’endurance humaine, et que nous ayons dû subir leurs diffamations, pourtant nous nous comportons comme celui qui est dépeint par l’écrivain inspiré: Mais je suis comme sourd, je n’entends pas, et je suis muet comme celui qui n’ouvre pas la bouche (Psaumes 38:14)» (…).

De même nos sages nous ont appris à supporter les tergiversations et le grotesque d’Ismaël en silence. Ils trouvèrent une allusion cachée à cette attitude dans les noms de ses fils: «Mishma, Dumah, et Massa» (Génèse 25:14, dont l’interprétation signifiait «Ecoute, garde le silence, et endure» (Targum Pseudo-Jonathan, ad locum). Nous avons acquiescé, aussi bien les vieux que les jeunes, pour nous endurcir à l’humiliation, comme Isaïe nous en a instruits: «J’ai tendu mon dos aux châtiments, et mes joues dont ils arrachèrent les poils» (50:6). Malgré tout cela, nous n’échappons pas à ce perpétuel mauvais traitement, qui nous écrase presque (…). Peu importe combien nous souffrons et choisissions de rester en paix avec eux, ils soulèvent conflits et sédition, comme David l’a prédit: «Je ne suis que paix, mais quand je parle, ils sont pour la guerre» (Psaumes 120:7).
Si donc, nous commençons à jeter le trouble et à réclamer d’eux le pouvoir de façon absurde et grotesque, nous contribuerons certainement à notre propre destruction.

800 ans plus tard exactement, ignorant tristement l’observation intemporelle de Maïmonide– comme les gouvernements israéliens, tout particulièrement, et américains, ont tant coutume de le faire – l’apaisement irresponsable du suprématisme musulman est vraiment «Meshuga», avec toutes les connotations modernes et anciennes de l’expression.


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