Posté le 04.07.2008 par israelsionisme
Daniel
Pipes
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3 juillet 2008
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La menace alliée [islamiste-gauchiste]
par Daniel Pipes
National Review
14 juillet 2008
http://fr.danielpipes.org/article/5727
Version originale anglaise: [The Islamist-Leftist] Allied Menace
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
«Voici deux pays frères, unis comme les doigts de la main», déclarait le socialiste Hugo Chávez pendant une visite à Téhéran, en novembre dernier, pour souligner son alliance avec l'islamiste Mahmoud Ahmadinejad. Le fils de Che Guevara, Camilo, qui a aussi visité Téhéran l'an passé, a affirmé que son père aurait «soutenu le pays dans sa lutte actuelle contre les États-Unis». Ils imitaient ainsi Fidel Castro qui, pendant une visite rendue en 2001, déclara à ses hôtes qu'«en collaborant, l'Iran et Cuba pourrait mettre l'Amérique à genoux». Pour sa part, Ilich Ramírez Sánchez («Carlos le chacal») a écrit dans un livre intitulé L'islam révolutionnaire que «seule une coalition de marxistes et d'islamistes peut détruire les États-Unis».
Et il n'y a pas que les gauchistes d'Amérique latine à discerner un potentiel dans l'islamisme. Ken Livingstone, l'ex-maire trotskiste de Londres, embrassa littéralement le fameux penseur islamiste Yusuf al-Qaradawi. Ramsey Clark, ex-ministre américain de la Justice, a rendu visite à l'ayatollah Khomeiny et lui a offert son soutien. Noam Chomsky, professeur au MIT, s'est rendu auprès du leader du Hezbollah Hassan Nasrallah et a approuvé la décision du Hezbollah de conserver ses armes. Ella Vogelaar, la ministre hollandaise de l'Habitat, des Quartiers et de l'Intégration, est si bien disposée envers l'islamisme qu'un critique, le professeur d'origine iranienne Afshin Ellian, l'a appelée «la ministre de l'islamisation».
Pendant sa première campagne présidentielle en 2004, le démocrate américain Dennis Kucinich a cité le Coran et incité un public de musulmans à scander «Allahou akbar» («Dieu est grand»). Il a même déclaré: «J'ai un exemplaire du Coran à mon bureau.» Spark, la revue des jeunes membres du Parti travailliste socialiste britannique, a fait l'éloge d'Asif Mohammed Hanif, le terroriste suicidaire britannique qui a attaqué un bar de Tel-Aviv, le présentant comme un «héros des jeunesses révolutionnaires» qui a accompli sa mission «dans l'esprit de l'internationalisme». Workers World, un journal communiste américain, a publié une nécrologie louant les mérites du terroriste en chef du Hezbollah, Imad Mughniyeh.
Certains gauchistes vont plus loin encore. Plusieurs — Carlos le chacal, Roger Garaudy, Jacques Vergès, Yvonne Ridley et H. Rap Brown — se sont convertis à l'islam. D'autres réagissent avec euphorie à la violence et à la brutalité de l'islamisme. Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen a qualifié les attentats du 11 septembre 2001 de «plus grande œuvre d'art imaginable pour tout le cosmos» et feu le romancier américain Norman Mailer trouvait ses auteurs «brillants».
Et rien de tout cela n'est nouveau. Pendant la guerre froide, les islamistes préféraient l'Union soviétique aux États-Unis. Pour reprendre les termes utilisés par l'ayatollah Khomeiny en 1964, «l'Amérique est pire que la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne est pire que l'Amérique et l'Union soviétique est pire que les deux. Chacun d'eux est pire que les autres, chacun d'eux est plus abominable que les autres. Mais aujourd'hui, nous avons affaire à cette entité malveillante qu'est l'Amérique.» En 1986, j'écrivais que «l'URSS ne subit guère qu'une petite partie de la haine et du venin destinés aux États-Unis».
Les gauchistes retournaient le compliment. En 1978-79, le philosophe français Michel Foucault a manifesté un grand enthousiasme pour la Révolution iranienne. Comme l'expliquent Janet Afary et Kevin B. Anderson,
Tout au long de sa vie, la conception de l'authenticité nourrie par Michel Foucault a consisté à observer des situations dans lesquelles les gens vivent dangereusement et flirtent avec la mort, source de créativité. Dans la tradition de Friedrich Nietzsche et Georges Bataille, Foucault aimait l'artiste qui dépasse les limites de la rationalité et il défendait avec fougue les irrationalités qui franchissaient de nouvelles frontières. En 1978, Foucault trouva de telles forces transgressives dans le personnage révolutionnaire de l'ayatollah Khomeiny et des millions de gens qui risquaient la mort en le suivant dans sa Révolution. Il savait que des expériences aussi «limites» pouvaient conduire à de nouvelles formes de créativité et il lui donna son soutien avec ardeur.
Un autre philosophe français, Jean Baudrillard, présentait les islamistes comme des esclaves en rébellion contre un régime oppressif. En 1978, Foucault qualifiait l'ayatollah Khomeiny de «saint» et, une année plus tard, l'ambassadeur de Jimmy Carter aux Nations Unies, Andrew Young, parla de lui comme d'«une sorte de saint».
Cette bonne volonté peut paraître surprenante compte tenu des profondes différences séparant les deux mouvements. Les communistes sont des laïques athées et gauchistes; les islamistes exécutent les athées et imposent des lois religieuses. La gauche exalte les travailleurs; l'islamisme privilégient les musulmans. L'une rêve d'un paradis des travailleurs, l'autre d'un califat. Les socialistes veulent le socialisme; les islamistes acceptent le marché libre. Le marxisme implique l'égalité des sexes; l'islamisme opprime les femmes. Les gauchistes condamnent l'esclavage; certains islamistes l'approuvent. Comme le relève le journalise Bret Stephens, la gauche a consacré «les quatre dernières décennies à prendre fait et cause pour les libertés que l'islam rejette le plus résolument: liberté sexuelle et matrimoniale, droits des homosexuels, liberté de religion, pornographie, diverses formes de transgression artistique, pacifisme et ainsi de suite».
Ces divergences semblent éclipser les quelques ressemblances qui sont apparues à Oskar Lafontaine, l'ex-président du Parti social-démocrate allemand: «L'islam est basé sur la communauté, ce qui le place en opposition avec l'individualisme extrême sur le point d'échouer en Occident. [De plus,] le musulman pieux est tenu de partager ses biens avec autrui. L'esprit de gauche souhaite également voir le fort aider le faible.»
Pourquoi, dans ce cas, la création de ce que David Horowitz appelle l'«Alliance impie» entre la gauche et l'islamisme? Essentiellement pour quatre raisons.
Premièrement, comme l'explique le politicien britannique George Galloway, «le mouvement progressiste des quatre coins du monde et les musulmans ont les mêmes ennemis», à savoir la civilisation occidentale en général et les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël en particulier, de même que les juifs, les chrétiens croyants et les capitalistes internationaux. En Iran, selon l'analyste politique de Téhéran Saeed Leylaz, «depuis cinq ans, le gouvernement permet à la gauche d'exercer afin, concrètement, d'opposer une résistance aux religieux libéraux».
Leurs discours sont interchangeables: Harold Pinter décrit l'Amérique comme «un pays géré par une bande de fous criminels» et Osama bin Laden qualifie le pays d'«injuste, criminel et tyrannique». Pour Noam Chomsky, l'Amérique est «l'un des principaux états terroristes» et Hafiz Hussain Ahmed, un leader politique pakistanais, en parle comme du «plus grand état terroriste». Ces points communs suffisent à convaincre les deux parties de négliger leurs nombreux désaccords pour favoriser la collaboration.
Deuxièmement, les deux parties partagent certains objectifs politiques. Leur alliance a été forgée symboliquement en 2003 à Londres par une manifestation géante commune d'opposition à la guerre contre Saddam Hussein. Les deux parties souhaitent que les forces de la coalition échouent en Irak, que la guerre contre le terrorisme soit abandonnée, que l'antiaméricanisme se répande et qu'Israël soit éliminé. Elles s'accordent également sur l'immigration de masse et sur le multiculturalisme en Occident. Elles coopèrent sur ces plans lors de meetings, tels que la Conférence anti-guerre du Caire, qui rassemble les gauchistes et les islamistes autour d'une «alliance internationale contre l'impérialisme et le sionisme».
Troisièmement, l'islamisme a des liens historiques avec le marxisme-léninisme. Sayyid Qutb, le penseur islamiste égyptien, a adopté la notion marxiste d'étapes historiques auxquelles il ajoute simplement un postscriptum islamique; il a ainsi prédit qu'une ère islamique éternelle s'instaurerait après la chute du capitalisme et du communisme. Ali Shariati, l'intellectuel clé derrière la révolution iranienne de 1978–79, a traduit Franz Fanon, Che Guevara et Jean-Paul Sartre en persan. D'une manière plus générale, l'analyste iranien Azar Nafisi relève que l'islamisme «tire son langage, ses objectifs et ses aspirations au moins autant des formes les plus grossières du marxisme que de la religion. Ses leaders sont aussi influencés par Lénine, Sartre, Staline et Fanon que par le prophète.»
Passant de la théorie à la pratique, les marxistes voient dans les islamistes une étrange concrétisation de leurs prophéties. Marx annonça que les bénéfices des entreprises s'effondreraient dans les pays capitalistes et que leurs dirigeants réagiraient en saignant à blanc les travailleurs; le prolétariat allait connaître la pauvreté et la rébellion avant d'établir un ordre socialiste. Mais le prolétariat des pays industrialisés est au contraire devenu toujours plus aisé et son potentiel révolutionnaire s'est évanoui. Lee Harris note ainsi que les marxistes ont attendu en vain la crise du capitalisme pendant un siècle et demi. Puis vinrent les islamistes, à commencer par la révolution iranienne, suivie des attentats du 11 septembre et autres attaques contre l'Occident. Enfin le tiers monde avait entamé sa révolte contre l'Occident, réalisant les prédictions marxistes — quoique sous la mauvaise bannière et avec des objectifs incorrects. Olivier Besançonneau, un gauchiste français, considère les islamistes comme «les nouveaux esclaves» du capitalisme et demande s'il ne serait pas «naturel qu'ils s'unissent à la classe ouvrière pour détruire le système capitaliste». Comme l'observent l'analyste Lorenzo Vidino et le journaliste Andrea Morigi, à une époque où le mouvement communiste est «en ruines», les Nouvelles Brigades Rouges italiennes reconnaissent «le rôle dominant des ecclésiastiques réactionnaires [islamiques]».
Quatrièmement, le pouvoir: les islamistes et les gauchistes peuvent obtenir davantage en s'unissant que séparément. En Grande-Bretagne, ils ont formé ensemble la Stop the War Coalition, dont le comité directeur comprend des représentants d'organisations telles que le Parti communiste britannique et la MAB (Muslim Association of Britain). Le Parti du Respect britannique amalgame le socialisme international radical et l'idéologie islamiste. Les deux parties ont joint leurs forces pour l'élection du Parlement européen en mars 2008, proposant des listes communes de candidats en France et en Grande-Bretagne sous des désignations de parti peu révélatrices.
Les islamistes bénéficient particulièrement des accès, de la légitimité, des talents et de l'impact que leur procure la gauche. Cherie Booth, l'épouse de Tony Blair, alors Premier ministre, a plaidé au niveau de la Cour d'appel pour aider une jeune fille, Shabina Begum, à porter le jilbab, un vêtement islamique, dans une école britannique. Lynne Stewart, un avocat de gauche, a enfreint les lois américaines et a fait de la prison pour aider Omar Abdel Rahman, le cheikh aveugle, à fomenter une révolution en Égypte. Volkert van der Graaf, un fanatique des droits des animaux, a tué le politicien hollandais Pim Fortuyn pour l'empêcher de transformer les musulmans en «boucs émissaires». Vanessa Redgrave a financé la moitié d'une caution de 50.000 livres pour permettre à Jamil el-Banna, un suspect de Guantánamo accusé d'avoir recruté des djihadistes pour aller se battre en Afghanistan et en Indonésie, de sortir d'une prison britannique; Redgrave a déclaré considérer son geste en faveur d'el-Banna comme «un profond honneur», bien que l'homme soit recherché en Espagne pour des accusations liées au terrorisme et soit suspecté d'entretenir des liens avec Al-Qaïda. À une plus grande échelle, le Parti communiste d'Inde a fait le sale travail de Téhéran en retardant de quatre mois le lancement de TecSar, un satellite espion israélien. Et des gauchistes ont fondé l'International Solidarity Movement pour empêcher les forces de sécurité israéliennes de protéger le pays contre le Hamas et les autres groupes terrorises palestiniens.
Dans le Spectator de Londres, Douglas Davis qualifie cette coalition d'«aubaine pour les deux parties. La gauche, alors une maigre bande de communistes, de trotskystes, de maoïstes et de castristes, s'accrochait à la lie d'une cause en bout de course; les islamistes pouvaient fournir les foules et la passion, mais ils avaient besoin d'un véhicule, d'un moyen de prendre pied sur la scène politique. Il devenait ainsi impératif de conclure une alliance tactique.» Ou, plus simplement, pour reprendre les termes d'un gauchiste britannique, «les avantages pratiques de la coopération permettent de compenser les divergences».
Le rapprochement croissant des gauchistes et des islamistes est l'un des développements politiques actuels les plus préoccupants, car il entrave les efforts d'autoprotection de l'Occident. Lorsque Staline et Hitler ont conclu leur pacte tristement célèbre de 1939, l'alliance rouge-brune a constitué un danger mortel pour l'Occident et, en fait, pour la civilisation elle-même. La coalition actuelle représente la même menace, d'une manière certes moins spectaculaire mais non moins certaine. Et comme sept décennies auparavant, celle-ci doit être mise en lumière, dénoncée, rejetée et vaincue.
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Posté le 03.07.2008 par israelsionisme
L'ANTI JUDAÏSME DANS L'ISLAM
Léon Alhadeff
Les Frères Ennemis
Dans ce qu'on appelle communément "la trilogie de l'héritage d'Abraham ", il est utile de rappeler les liens entre les deux plus grandes religions par l'importance numérique de leurs fidèles - le christianisme et l'islam -, et celle qui, insignifiante par le nombre de ses adeptes - le judaïsme - en est la source.
Le christianisme reconnaît au peuple juif, pour les besoins de sa cause et à la base de sa doctrine, le rôle de la transmission du premier message du Dieu unique par Abraham, Isaac et Jacob, quitte à frapper les Juifs d'indignité dans la poursuite de cette mission pour n'avoir pas reconnu en Jésus le Messie tant attendu et annoncé par les écritures hébraïques. Là, la position est claire.
A l'opposé, l'islam renie aux Juifs la primauté de ce rôle éminent, en revendiquant pour lui le droit, en ligne primogénitale, à l'héritage d'Abraham qui (je cite le Coran) "n'était ni Juif ni Chrétien, ... ; il était orthodoxe et adorateur d'un seul Dieu ". Qu'avancent les doctrinaires de l'islam pour étayer cette revendication ? Leur raisonnement est des plus simples ; après avoir reçu la révélation du Dieu unique, Abraham, issu du paganisme, devait transmettre le flambeau par sa progéniture. Or, sa première épouse en titre - Sara - étant stérile, ce fut de sa servante égyptienne Agar qu'il eut son premier fils - Ismaël -, alors que Sara n'accouchera d'Isaac que treize ans après. La tradition islamique traite de forgerie tous passages du Pentateuque qui ne sont pas conforme à ses propres versions, et accuse les Juifs d'avoir falsifié, à dessein, les écritures mosaïques, jusqu'à supprimer, notamment, des passages annonçant la venue de Mahomet. Ainsi donc, l'islam ne fait aucune distinction entre Agar et Sara. La polygamie étant coutume courante dans les moeurs de l'époque - et encore aujourd'hui chez les musulmans - Ismaël étant le premier-né d'Abraham, c'est lui qui en a l'héritage, et les Juifs ne sont que des grossiers usurpateurs.
A la rigueur, cette argumentation pourrait être défendue si la prétention islamique n'achoppait sur une vérité historique incontestable. Alors que les descendants d'Abraham par Isaac et Jacob ont transmis le message sans interruption à travers quarante siècles jusqu'à nos jours, ceux d'Ismaël s'en sont purement et simplement détachés dès que ce dernier commença à errer dans les déserts d'Arabie pour se perdre dans les méandres d'idolâtries disparates et confuses, et ne refaire surface que bien longtemps après grâce à Mahomet et à ce qu'il apprit sur ses origines propres au cours de sa coexistence avec ses concitoyens juifs à Médine.
Environ 2600 ans séparent Ismaël de Mahomet. Pendant ces vingt-six siècles, l'histoire de l'Arabie, d'après les chroniqueurs les plus accrédités, notamment des Arabes eux-mêmes, est émaillée d'attaches mythologiques à caractère polythéiste, dénuées de la moindre trace de l'héritage d'Abraham. le Coran même en donne témoignage ; au chapitre 62, verset 2 , il et dit : " Avant lui (Mahomet), les Arabes étaient ensevelis dans de profondes ténèbres ". Le paradoxe est tellement flagrant, qu'il n'est guère besoin d'autres arguments pour y faire échec.
A la différence du judaïsme et du christianisme, toute la spiritualité de l'islam émane du Coran tout seul. Suivant la tradition, ce livre recueille l'ensemble des révélations divines à Mahomet au cours de vingt ans. Pendant ses méditations, il tombait en extase ou en transes, et recevait la visite de l'ange Gabriel (Djibril) en Arabe), qui lui transmettait les messages d'Allah. Mahomet demeura toujours analphabète et ne laissa aucun écrit. Il propageait les messages divins verbalement ; ses disciples devaient les retenir de mémoire, et les transmettre à leur tour, toujours oralement.
Cependant, après la mort du prophète en 632, et surtout au lendemain de la bataille de Yamamah en 633, où tombèrent la plupart de ses disciples connaissant les sentences par coeur, craignant qu'elles disparaissent à jamais, il fut décidé de les recueillir d'après toutes les sources encore disponibles. Comme il surgissait un conflit entre versions discordantes, le calife Othman chargea un parmi les disciples les plus dévoués - Sayd ibn Thabit - secondé de quelques autres sages, de rédiger un recueil de toutes les sentences connues. Ainsi est né le Coran en 652, vingt ans après la mort de Mahomet.
En parcourant ce livre, on est d'abord frappé par le désordre dans la disposition des sentences. Les prescriptions et les semonces se suivent pèle mêle de manière incohérente, ce qui peut relever de l'humeur changeante du prophète ou de l'amalgame désordonné des nombreux compilateurs. Le trait le plus caractéristique concernant les Juifs est une versatilité apparente, et même des contradictions flagrantes ; en voici quelques échantillons.
? Chapitre 2, verset 59 - les musulmans, les Juifs, les Chrétiens et les Sabéens, qui croient en Dieu et au jour
dernier, et qui feront le bien, en recevront les récompenses de ses mains ; ils seront exempts de la crainte et
des supplices.
? 2/99 - les idolâtres, les Chrétiens et les Juifs incrédules voudraient que Dieu ne répande sur vous (les
musulmans) aucune de ses grâces...
? 2/169 - Ceux qui, pour un vil intérêt, cachent ce que Dieu à prédit dans les livres sacrés, n'auront pour
nourriture qu'un feu dévorant. (Mahomet prétend que sa mission avait été prédite dans le Pentateuque, mais
que les Juifs ont supprimé ce passage).
? 3/78 - Celui qui professera un autre culte que l'islamisme n'en retirera aucun fruit et sera au nombre des
réprouvés.
? 3/106 - Les Juifs ne sauraient vous causer que de faibles dommages. S'ils combattent contre vous, ils
tourneront le dos et n'auront point de secours à attendre.
? 3/107 - L'opprobre entassé sur leur tête les suivra partout... Dieu a imprimé sur leur front le sceau de sa
colère. La pauvreté s'est appesantie sur eux...
? 3/184 - Dieu reçut l'alliance des Juifs à condition qu'ils manifestent le Pentateuque et qu'ils ne cachent
point sa doctrine.
? 5/23 - Lorsque Moïse dit aux Israélites : Souvenez-vous des grâces que vous avez reçues de Dieu ; il vous a
envoyé ses prophètes ; il vous a donné des rois... (passage manifestement absurde : avant Moïse, les
Hébreux n'eurent guère ni prophètes ni rois).
? 5/56 - Ne formez point de liaisons avec les Juifs et les chrétiens...Celui qui les prendra pour amis deviendra
semblable à eux.
? 5/73 - ...les Juifs, les Sabéens et les Chrétiens qui croient en Dieu... seront exempts de la crainte et des
tourments.
? 5/85 - ... les Juifs et les idolâtres sont les plus violents ennemis des fidèles, et parmi les Chrétiens vous
trouverez des hommes humains et attachés au croyants...42/13-14 - ... Les Juifs et les Chrétiens doutent de
la vérité... Nous adorons le même Dieu. Nous avons nos oeuvres et vous les vôtres. Que la paix règne parmi
nous.
? 47/4 - Si vous rencontrez les infidèles, combattez-les jusqu'à ce que vous en ayez fait un grand carnage ;
chargez de chaînes les captifs.
? Nous connaissons les discours des infidèles. N'usez point de violence pour leur faire embrasser l'islamisme.
? 59/7 - Les dépouilles enlevées sur les Juifs chassés de leur forteresse appartiennent à Dieu et à son envoyé
(Mahomet).
? 62/2 - C'est Lui (Dieu) qui a usité, au milieu d'un peuple aveugle, un apôtre pour lui expliquer la foi...
avant lui, les Arabes étaient ensevelis dans de profondes ténèbres.
? 62/5 - Ceux qui ont reçu le Pentateuque (les Juifs) et qui ne l'ont pas observé sont semblables à l'âne qui
porte des livres.
? 62/6 - O Juifs ! Si vous croyez être plus chers à Dieu que le reste des mortels, désirez la mort et montrez que
vous dites la vérité.
? 98/5 - Certainement, les Chrétiens, les Juifs incrédules et les idolâtres seront jetés dans les brasiers de
l'enfer. Ils y demeureront éternellement. Ils sont les plus pervers des hommes.
Ces sentiments, souvent diamétralement opposés, comportent au moins un avantage pour les adeptes de l'islam ; celui de modeler leur attitude envers les Juifs au gré des situations. Les grandes analogies doctrinales entre judaïsme et islam incitent les musulmans à la modération. Nombreuses sont les pratiques religieuses fondamentales com-munes : circoncision, monothéisme très strict, même restrictions alimentaires et un accord à rejeter toute idée de divinité au Jésus des chrétiens.
Il y donc dans le Coran des arguments justifiant n'importe quelle attitude envers les Juifs, depuis une tolérance frisant parfois l'amitié, jusqu'à l'hostilité la plus farouche, surtout lorsque, dans des moments de fanatisme exacerbé, sont évoquées les péripéties de la mort du prophète.
Au cours de sa campagne de ralliement dans la ville de Khaïbar, qui comptait beaucoup de Juifs, ses disciples donnaient un banquet en l'honneur de Mahomet. Un des mets qu'on lui servit, lui causa des douleurs violentes. On trouva que le met était empoisonné, et rien ne pouvait arrêter son oeuvre. Au paroxysme des douleurs il prononça des imprécations contre les Juifs, à la perfidie desquels il dit devoir sa mort ; il s'écria : " Que les Juifs soient maudits de Dieu ". Cette seule phrase constituera la base première de l'hostilité islamique envers le peuple juif tout entier ; elle deviendra le pendant islamique de l'accusation chrétienne de crime de déicide. Sans atteindre l'acuité de haine déchaînée du côté chrétien, certains passages du Coran, développés avec emphase et éloquence par un imam dans sa mosquée, devant une foule à l'affût du moindre signe, peuvent l'enflammer et la pousser jusqu'au massacre.
D'une manière générale, si les rapports avec les Juifs ne sont pas troublés par des facteurs d'exception, la position dictée par le Coran est caractérisée par un mépris tempéré de tolérance. Sauf motivation d'hostilité ponctuelle, il faut traiter les Juifs avec équité, ce qui se traduit, dans le droit musulman, par un statut de "protégé contre l'animosité des fidèles ", pour lequel l'islam a consacré le mot bien spécifique de "dhimmi ". Ce statut garantit le libre exercice du culte et de tous métiers ou autres activités, contre paiement d'un impôt spécial de capitation (en arabe " jizya "), d'un autre pour l'entretien de l'armée (censée assurer cette protection), et souvent de taxes locales arbitraires au gré de l'humeur versatile et de la gourmandise de dirigeants ambitieux.
Pour des motifs différents, l'islam reprend au christianisme l'idée d'une responsabilité collective de tout un peuple pour les torts attribués à une poignée de Juifs de Médine, qui rejetèrent par un refus les avances de Mahomet d'adhérer à son mouvement. A l'instar du christianisme et par des procédés analogues, quoique moins cruels, l'islam a contribué à mettre les Juifs au ban de la société jusqu'à accentuer leur particularisme de peuple déchu.
Comme au fil des temps, et au fur et mesure que s'étendait l'empire arabe, il fallait se faire à l'idée d'une coexistence avec minorité tolérée, que les conquérants arabes rencontraient dans tous les pays envahis - surtout au Proche-Orient et en Afrique du Nord -, sous les normes dictées par le Coran, le deuxième calife Omar (634- 644 s'attacha à faire codifier les règles devant guider le traitement des dhimmis. S'agissant d'une tâche inattendue pour des peuplades issues de la barbarie, il fallut chercher inspiration dans de situations semblables dans les territoires limitrophes.
C'est ainsi que le Code d'Omar comporte beaucoup d'analogie avec les lois anti-juives édictées par les empereurs byzantins dans les régions envahies par le déferlement des ordres arabes fanatisées. Parmi les normes intervenant le plus couramment dans la vie quotidienne :
? Interdiction : de construire de nouvelles synagogues, d'employer des Musulmans d'empêcher la conversion
d'un Juif à l'islam ; d'adopter toute appellation ou nom musulman ; de porter des armes ; de monter à cheval
ou à mulet, seul l'âne sans selle était permis) ; De construire des habitations et des sépultures plus hautes
que celles des Musulmans ; d'exercer toutes fonctions d'intérêt public ; d'occuper toutes positions mettant
des Juifs en état d'autorité sur des Musulmans ; de transférer toute propriété de Juifs décédés autrement
qu'en conformité avec le droit islamique.
? Obligations : de se tenir debout devant un Musulman ; d'héberger et de nourrir des voyageurs musulmans au
moins pendant trois jours ; de porter des vêtements. Des chaussures et des coiffures distinguant les Juifs des
Musulmans, couleur jaune imposée aux Juifs (comme chez les Chrétiens) ; de porter un signe spécial pour
entrer au bain public.
En fait, bien que le Code d'Omar soit conçu indistinctement pour les minorités juives et chrétiennes, il ne s'applique en réalité qu'aux Juifs seuls, qui ne peuvent se prévaloir de la protection d'une patrie propre, alors que les Etats chrétiens, par leur présence au milieu ou autour de l'empire arabe, peuvent, par la simple menace de représailles, commander quelque modération à l'égard de leurs sujets.
Cependant, cela n'empêcha guère, au cours de sept siècles de conflits armés entre Chrétiens et Arabes -depuis la naissance de l'empire islamique jusqu'à la fin des croisades - une succession ininterrompue de conversations forcées dans les deux sens, dont subsistent, encore aujourd'hui, des traces importantes parmi les populations du Proche-Orient.
Malgré les foudres du Coran et le Code d'Omar, les relations entre Arabes et Juifs furent assez bonnes à l'origine. C'est que, partout où déferlait leur invasion, les Arabes étaient reçus en libérateurs par les communautés juives, fort importantes à l'époque dans tout le Proche-Orient. Persécutés par le christianisme et les empereurs byzantins, successeurs de Rome, les Juifs connaissaient avec soulagement chez les Arabes une domination plus clémente, qui se bornait à les mépriser et à les taxer, mais leur laissait le libre exercice du culte et de toutes activités, n'usant à leur égard d'aucune violence, et surtout ne cherchant point à les convertir.
Aussi, lorsque Omar - le deuxième calife - prit Jérusalem en démolissant l'hégémonie byzantine, les Juifs manifestèrent leur joie et furent récompensés par une très large tolérance. Il en fut ainsi, et même mieux, en Espagne en 711, où les Juifs, victimes de persécutions et de baptêmes forcés par les Wisigoths christianisés, se jetèrent au devant des envahisseurs maures.
Depuis le triomphe d'Omar, dans la plupart des pays sous hégémonie arabe, une étroite collaboration - économique et culturelle - n'allait pas tarder s'établir entre Musulmans et Juifs. L'exemple le plus significatif de cette coexistence pacifique nous le trouvons en Espagne sous occupation arabe pendant huit siècles, depuis le débarquement à Gibraltar en 711, à travers une longue progression atteignant son apogée en 1037, et périclitant jusqu'à la chute du dernier bastion arabe à Grenade en 1492.
C'est en Espagne, à la faveur d'une large prospérité économique, encore inconnue ailleurs en Europe, qu'une symbiose judéo-arabe opéra une véritable révolution culturelle dans le monde. Les califes de Cordoue, de Tolède et de Grenade sont partout entourés de l'élite intellectuelle juive, qu'ils encouragent d'une généreuse munificence. Dans cette atmosphère faste, la culture judéo-arabe se répandra, aussi bien en péninsule ibérique que dans tout le Sud de la France et surtout de l'Italie. Maïmonide, Shlomo ibn Gabirol, Yehouda Halevy, Hasdaï Grescas, Abraham ibn Doud et tant d'autres - philosophes, astronomes, mathématiciens, médecins - y trouveront un terrain fertile, non seulement pour propager la culture juive - biblique et talmudique -, mais aussi pour inspirer et susciter par leur savoir un renouveau culturel sur tout le sud de l'Europe, et surtout favoriser l'éclosion de ce vaste mouvement que fut la Renaissance italienne.
C'est aussi à partir de l'Espagne sous hégémonie arabe, que se diffusera le grand courant mystique de la Cabale, interprétation secrète et transcendante des livres sacrés par une élite avec initiation, qui a donné lieu à une abondante littérature. Son oeuvre essentielle - le Zohar - semble avoir été rédigée en Espagne eu 13ème siècle, en grande partie par le cabaliste Moïse de Léon, d'après l'oeuvre attribuée au célèbre rabbi Simeon bar Yohaï (2ème siècle).
L'euphorie de la symbiose judéo-arabe, sans pareille dans l'histoire, fut assombrie par les hordes des Almohades, secte fanatique issue de tribus berbères des plateaux de l'Atlas au Maroc au début du 12ème siècle. Sous la conduite d'un intégriste puritain nommé Ibn Tumart, ils furent soutenus par les masses populaires misérables, exacerbées par les famines fréquentes qui ravageaient la région. En bien peu de temps, ce fut un raz- de-marée sur tout le Maghreb, et ensuite sur l'Espagne musulmane.
Poussés par une ambition de ce qu'ils appelaient "la purification de l'islam, les Almohades mirent les Juifs d'Espagne et du Maroc devant l'alternative de se convertir ou de quitter ces pays. Ce fut le désarroi dans toutes les communautés ; la plupart préférèrent partir, dont Maïmonide qui se réfugia au Caire ; d'autres firent un simulacre de conversion (comme les marranes en Espagne plus tard), en attendant des temps meilleurs.
A la faveur de rivalités internes, et sous le harcèlement des souverains chrétiens de Castille, de Navarre et d'Aragon, à la tête de leurs armées, les Almohades furent contraints de quitter l'Espagne après la débâcle subie à la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212.
Cette date marque le début du déclin de l'empire arabe. Chassés d'Espagne et d'Italie, ils se trouvaient, en même temps, submergés dans leurs propres bastions par de nouveaux conquérants : les Turcs seldjoukides. Venant de l'Asie Centrale, ils déferlaient sur l'Anatolie, chassant progressivement les Byzantins, et, en peu de temps, poussaient leur invasion sur tout le Proche-Orient, pour implanter ce qui devait devenir le puissant Empire ottoman.
L'Emancipation du Dhimmi
Ce bref survol de la vie juive dans les pays de la diaspora orientale permet une constatation importante. Alors que dans le monde chrétien l'anti-judaïsme relève d'une doctrine fondée sur des bases dogmatiques ayant des racines inamovibles dans les textes du Nouveau Testament et solidement consolidée et enrichie au cours de nombreux siècles, la contrepartie islamique puise ses motivations dans quelques sentences du Coran, dont on retient principalement les attitudes versatiles de Mahomet dans ses relations avec son entourage juif.
On peut relever que, entre la naissance de l'islam en 622 EC et le début du 20ème siècle, les prescriptions du Code d'Omar qui en dérivent, bien que servant de base pour réglementer la vie des Juifs sous son hégémonie, furent plus ou moins appliquées, souvent dans un esprit de large tolérance, parfois même totalement oubliées, dans la mesure où les relations entre les deux ethnies - très liées par des affinités religieuses, ne subissaient pas de graves perturbations.
Jusqu'au début du 20ème siècle, un modus vivendi, supportable et durable, s'était consolidé entre Musulmans et Juifs, et rares étaient les incidents qui venaient l'altérer. Un événement capital pour les Juifs a mis fins à cette situation, radicalement dans les pays de langue arabe, et à de degrés décroissants d'animosité dans d'autres pays de l'islam. Le développement du sionisme et la création de l'Etat d'Israël, qui en fut l'aboutissement, ont amené, en un premier temps, les pays limitrophes non seulement à déterrer la hache de guerre, mais aussi à développer, parallèlement, une campagne d'anti-judaïsme farouche de portée universelle, sans précédent dans l'histoire, touchant tous les Juifs indistinctement.
Dans le courant d'hostilité que cet événement déclenchait, il allait de soi que les mesures graves prises contre les ressortissants Juifs des pays entraînés dans le conflit, provoquassent leur exode massif ou carrément leur expulsion. C'est ainsi que, de 1948 à 1951, environ sept cent mille Juifs quittaient les pays de langue arabe : Aden, Egypte, Iran, Irak, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie, Yémen. Ils étaient, pour la plupart, dépossédés entièrement de leurs biens. Faute de moyens de subsistance, plus de la moitié d'ente eux cherchaient refuge en Israël, tandis que les autres se transféraient principalement en France, au Canada et au Brésil.
Ce grand chambardement ne suffisait pas à calmer la colère des populations autochtones concernées. Sous l'égide des autorités religieuses, une vaste campagne était orchestrée pour étendre l'hostilité par le couplage d'anti-sionisme et d'anti-judaïsme généralisé, le mouvement étant renforcé par deux facteurs politiques :
? La fanatisation des masses populaires dans des pays profondément sous-développés contre un ennemi déjà
entaché par les préjugés dérivant du Coran, pour leur faire oublier ou banaliser leurs conditions de vie
misérables ;
? L'emploi de cette arme par des souverains ou des dictateurs dans le but d'affermir leur pouvoir absolu,
autrement fragile et chancelant sous des régimes arbitraires et corrompus soutenus par la classe religieuse.
A cette atmosphère déjà lourde de conséquence s'ajoute une blessure émotionnelle profonde. Les défaites infligées aux Etats arabes limitrophes par Israël constituent la source d'humiliation la plus profonde que l'islam n'ait jamais subi depuis sa naissance, surtout venant de ce qui n'était naguère qu'une minorité sans défense, aussi bien parmi les Chrétiens que les Musulmans.
Pour mobiliser l'opinion publique dans tous les pays islamiques, et accentuer l'animosité non seulement contre Israël, mais surtout contre tous les Juifs sans distinction partout dans le monde (en suivant l'exemple consacré par le christianisme sur le principe de la culpabilité solidaire), les dirigeants de l'Université Al-Azhar au Caire convoquaient la 4ème Conférence de l'Académie de recherches islamiques en septembre 1968, un an après la cuisante défaite subie par l'Egypte et ses alliés limitrophes à la Guerre de six jours.
A travers la masse des textes des comptes-rendus, recueillis dans un volume d'un millier de pages, les délégations venues de tous les pays de l'islam, conduites par 77 ulémas, déballent un flot gigantesque d'injures, ponctuées de menaces de punition divine éternelle, dirigées non pas contre l'Etat d'Israël, mais sans distinction contre tous les Juifs dans tous les pays.
Bien que le Coran domine comme source d'inspiration, ces sages ne dédaignent point de puiser des arguments et des slogans à l'anti-judaïsme doctrinal des pères de l'Eglise, d'Edouard Drumont, à des légendes classiques - comme celles de meurtre rituel - à des calomnies rappelant les Protocoles des Sages de Sion, au vocabulaire raciste de Rosenberg, Goebbels et Hitler, et plus récemment à celui de la propagande soviétique. Pour ne ressortir que l'accent des propos de ces éminents personnages, voici en résumé un échantillonnage de quelques- uns uns parmi les plus pittoresques, groupés en trois volets :
1er volet
- Déformation ou distorsion de l'histoire du judaïsme - depuis Abraham et à travers quatre millénaires - par une analyse tendancieuse des textes sacrés Juifs : l'Ancien Testament et le Talmud.
- Au premier abord, la cause du comportement malfaisant des Juifs est qu'il leur a été transmis par leurs
ancêtres. En fait, c'est leur livre sacré (l'Ancien Testament) qui leur enseigne les pires choses. On
n'imagine jamais que ce livre inculque dans leur esprit des règles de conduite que seul le diable pourrait
approuver.
- Dans le passé, des catastrophes survirent aux Juifs si fréquemment, que seuls échappèrent à la destruction
les prisonniers et les vagabonds.
- Abraham était un Arabe, qui émigra avec sa tribu de l'Arabie vers l'Irak, puis au sud en Palestine. Il amena
son fils Ismaël en Hedjaz, où il posa les fondations de la maison sacrée de la Mecque. Abraham n'était ni
Israélite, puisque Israël était son petit-fils, ni Juif, puisque les Juifs descendent de Juda, fils d'Israël, et ne
pouvait pas être Chrétien, puisque Jésus apparut bien longtemps après. Donc, Abraham ne fut ni Juif ni
Chrétien, il fut muslim.
- Les Israélites, comme il est dit dans le 13ème volume de la Michnà ( ?), sanctionnent le meurtre de l'homme
ignorant. Les commentateurs sont d'avis que les ignorants doivent être éventrés comme on éventre les
poissons.
- Leur livre sacré, aussi bien que le Talmud, sont remplis de forfaits, de crimes et d'agissements horribles, qui
font penser qu'ils ont pleinement mérité tous les désastres et les afflictions qu'ils ont encourues.
- Il n'y a qu'un nombre insignifiant de Juifs qui quittèrent les pays arabes (depuis le conflit avec Israël),
surtout à destination du Brésil, de l'Argentine, du Canada et d'autres pays occidentaux. Cette migration fut
encouragée par Israël, qui préfère des Juifs européens à ceux des pays arabes, considérés comme Juifs de
deuxième catégorie, qui doivent s'établir dans des pays occidentaux, acquérir des coutumes modernes, avant
d'être dignes d'être admis en Israël.
2ème volet
- Partant de distorsions des textes bibliques et de l'histoire, composition d'un tableau faisant apparaître les Juifs comme les êtres les plus abjects de l'humanité. c'est le cheikh Abdallah-el-Mechad qui, s'inspirant des vitupérations de Mahomet dans le Coran (et apparemment, par leur affinité, de celles de l'évêque Jean- Chrisostome d'Antioche au 4ème siècle) dresse l'inventaire suivant des iniquités des Juifs : - Désobéissance à Dieu - manque de foi en ses prophètes, propension à l'assassinat - parjure, dureté de coeur - ergotage et double -face - lutte contre la vérité et tromperie - hypocrisie - égoïsme - propension à corrompre autrui - absence de conscience - désir de nuire - ressentiment contre les bienfaits accordés à autrui- morgue et suffisance - opportunisme et exploitation - tendance à transgresser la loi - lâcheté indécence dans la parole - avarice - prétention la plus excessive - crainte de la mort - mutilation des livres sacrés.
De tous cela on déduit facilement que les persécutions auxquelles les Juifs ont été exposés dans certains pays
d'Europe, et en particulier en Allemagne (Holocauste), étaient dues aux agissements secrets menés par des
magnats Juifs contre les gouvernements établis, ainsi qu'à leur domination grâce à leur influence financière et à
leurs méthodes sournoises, sur les classes sociales des pays où ils vivaient, et enfin à leur adhésion au racisme
religieux.
Toutes ces accusations servent à démontrer l'impossibilité de la moindre entente avec les Juifs et justifient
l'attitude prévalant dans les pays musulmans de les traiter en peuple " dhimmi ", toléré et protégé contre la
colère des fidèles (Musulmans). Mais les dirigeants se demandent comment peuvent-ils maintenir leur
engagement de les protéger, lorsqu'ils ne cessent de violer les devoirs et les obligations les plus élémentaires
envers leurs protecteurs.
3ème volet
- Ainsi marqué comme une tare dangereuse pour toute l'humanité (le cheikh Hassan Khald les traitant de
"chiens de l'humanité "), méconnaissance aux Juifs d'un statut de citoyens à part entière dans toutes les nations
et rejet de toute idée quelconque d'un Etat juif, au besoin par le "djihad " (guerre saine).
Les tares des Juifs leur font mériter la haine que leur vouent et les persécutions que leur infligent tous les peuples
parmi lesquels ils ont vécu. C'est pourquoi, les Juifs sont condamnés à errer pour l'éternité, comme des
vagabonds sans but, tantôt tolérés, tantôt pourchassés. (En cela, sous une version 20ème siècle, l'islam prend la
relève de la malédiction du Juif errant que la chrétienté semble vouloir abandonner).
Il va de soi que, en vertu de cette condamnation, la solution consistant à accueillir les Juifs dans un Etat à eux
doit être rejetée, puisqu'elle irait à l'encontre de la condamnation elle-même. Le sionisme est la même chose que
le judaïsme, puisqu'il cherche à atteindre les même buts de domination mondiale par l'action politique.
Après l'énorme déballage de haine anti-juive par la Conférence d'Al-Azhar, il est intéressant de rappeler un
principe consolidé dans l'islam, énoncé par le philosophe arabe Al-Tabarani dans son ouvrage ""Al-Aousat " :
Le mensonge est un péché, sauf quand il sert pour le bien-être d'un Musulman ou pour le sauver d'un désastre ".
Voilà qui est bien clair et édifiant, et qui explique un trait dominant de la mentalité arabe, surtout en cas de
conflit extérieur. On est alors amené à se poser cette simple question : où est la vérité et ou commence le
mensonge ? En remontant le cours de l'histoire de l'islam, depuis Mahomet à nos jours, ce qui émerge tout le
long c'est la versatilité des peuples arabes, l'opportunisme les faisant évoluer brusquement d'une inimitié
farouche à une amitié débordante. De tels changements ont toujours été fréquents, non seulement envers le
monde extérieur, mais également et aussi fréquemment au sein de l'islam, aujourd'hui entre "frères ", pouvant
devenir demain des ennemis mortels. Ce trait de leur caractère se trouve dans l'esprit même du Coran, où un
Janus omniprésent affiche tantôt le visage de la paix, tantôt celui de la guerre, face au même interlocuteur, en
l'occurrence le peuple juif.
Alors que jusqu'au début du siècle l'anti-judaïsme islamique semblait s'estomper, grâce à l'évolution sociale et
économique des masses dans plusieurs pays, un événement majeur - la restauration d'Israël - est venue le
raviver, en lui donnant une ampleur internationale jamais connue auparavant, surtout par sa mise à la remorque
du conflit arabo-israélien. En effet, depuis 1948 on assiste à des manifestations d'hostilité, voire même à des
attentats de plu en plus meurtriers contre des organisations juives, allant jusqu'à incendier de synagogues, dans
les conditions les plus lâches.
La publication et une large diffusion de protocoles de la 4ème Conférence islamique marque le démarrage
d'une vaste campagne de propagande dirigée contre le judaïsme dans le monde sans discrimination, comme base
incontournable de tout le conflit, ne laissant apparaître le problème israélien que comme un corollaire et une
exemplarité démonstrative d'une haine qui couve depuis le temps de Mahomet.
Sur cette plate forme s'organise un immense réseau d'information alimenté par des contributions financières
plantureuses provenant principalement des pays arabes producteurs de pétrole - Arabie Saoudite en tête -, et
encadré de personnel chevronné formé à bonne école en Egypte et au Liban.
Il va de soi que c'est aux Etats Unis que se concentre la première étape de cette gigantesque entreprise dans deux
directions : l'ONU, où le clan arabe jouit d'une majorité permanente qui pèse sur la politique mondiale dans le
conflit ; la communauté juive américaine, voie la plus appropriée pour accentuer la pression sur les dirigeants
israéliens.
Parallèlement, une propagande insidieuse se développe par la presse à sensation, soutenue par des journalistes
d'envergure internationale et par des personnalités politiques que les sympathies financières des potentats du
pétrole ne laissent guère indifférents.
On voit bien les résultats de cette action dans l'opinion un peu partout, particulièrement en Europe et surtout en
France. Les messages de haine anti-juive diffusés par les capitales arabes reçoivent un accueil largement
favorable, non seulement parmi les masses populaires, facilement versatiles, mais aussi dans les milieux
intelectuels, où on n'hésite pas à diaboliser Israël, en montrant du doigt ses dirigeants comme des bourreaux, et
automatiquement le judaïsme mondial avec son soutien inconditionnel.
Cependant, tout cet échafaudage ne peut servir, à lui seul qu'à entretenir la polémique dans les chancelleries et à
enliser dans les méandres sans issue les motions élaborées par le lobby arabe à l'ONU, sans que cela entame en
rien la détermination des Israéliens à consolider leurs positions.
L'exaspération que suscite cet enlisement renforce le clan des extrémistes de tous bords et les encourage à
poursuivre la lutte armée. Mais par les échecs humiliants subis par les armées arabes sur les champs de bataille,
les organisations terroristes ont acquis la conviction de leur impuissance face à la forteresse israélienne. Cela les
amène à organiser la lutte clandestine contre des organisations communautaires juives hors d'Israël, dans des
pays de leur plus importante implantation, par les moyens les plus lâches.
C'est une transposition d'un précédent historique. Comme naguère encore, et depuis deux millénaires, la
chrétienté faisait peser la culpabilité du "crime de déicide " solidairement sur tous les Juifs partout dans le
monde, l'islam fait de même en transposant son anti-sionisme sur un anti-judaïsme généralisé, en s'appuyant sur
le Coran et le Code d'Omar.
Cette situation peut durer encore de nombreuses années. Elle pourrait s'atténuer et même disparaître en deux
temps. D'abord, dans un avenir rapproché, par une solution du conflit israélo-palestinien ; ensuite, à long terme,
à la faveur d'une coexistence pacifique intime des ennemis réconciliés, par une évolution économique, sociale et
intellectuelle de la population palestinienne.
Les versets du Coran cités par l'auteur proviennent de la traduction du livre saint de l'Islam, faite par Savary, et publiée par les éditions Garnier Paris, 1958.
Posté le 02.07.2008 par israelsionisme
etre juifs et noirs en france (http://www.fjn.123.fr/)
Juifs noirs, Juifs blancs : Une bouffée d’air frais pour le judaïsme français
lundi 3 mars 2008
Il y a quelques années, il n’y en avait pas du tout. A présent, ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus visibles dans les synagogues. Ils suscitent étonnement, parfois incompréhension, parfois des réactions chaleureuses. Ils, ce sont les Juifs noirs.
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* par Alexandre Feigenbaum, Vice président de la Fraternité Judéo-Noire, p1
par Alexandre Feigenbaum, Vice président de la Fraternité Judéo-Noire
Les Juifs blancs, victimes d’une maladie culturellement transmissible
Ils sont quelques centaines en France, surtout en région parisienne. On ne s’en rend pas encore compte, mais la présence des Juifs noirs a une action dynamisante sur le judaïsme français sur de multiples points. Nous évoquons ici une action thérapeutique. Le mot n’est pas trop fort, car les Juifs français blancs sont malades dans leur identité. Malades de la shoah, malades de 15 siècles de persécution, malades de l’image négative et rétrograde dont le judaïsme est affublé, malades de l’accusation de déicide, malades de la réprobation injuste qui pèse sur Israël.
Ce qui complique le tableau clinique, c’est l’attitude globale de la société envers ses propres crimes. Certes il y a eu des déclarations du président de la République Française qui a reconnu la responsabilité de la France. Mais globalement, après avoir massacré des dizaines, voire des centaines de millions de Juifs au cours des siècles, les sociétés européennes veulent à tout prix se débarrasser de leur terrible culpabilité. La société française s’en débarrasse en la transférant … aux Juifs et en mettant en doute l’innocence de ses victimes. Cela se manifeste surtout par la relativisation de la shoah, mise en balance avec la cause arabe palestinienne.
L’argument fait mouche auprès de nombreux Juifs blancs. En effet, la pensée que l’on a massacré comme du bétail leurs aïeux innocents est insupportable à tous les peuples victimes. Il y a de quoi : c’est à désespérer de l’humanité. Si l’on a pu massacrer des innocents sans raison, alors cela pourra recommencer sans raison, à la faveur d’une récession ou d’une crise d’obscurantisme. Il est terrible de vivre avec la pensée que malgré les « plus jamais ça », un jour, une déferlante de haine comme il y en a chaque siècle vous emportera sans raison, vous, vos amis, vos enfants ou vos arrière-petits-enfants.
Apprivoiser l’antisémitisme
Une façon pathétique d’échapper à cette pensée insupportable consiste à croire à une réelle culpabilité des Juifs, pour une faute passée ou présente. Nombreux sont les Juifs qui tentent d’apprivoiser l’antisémitisme en voulant croire que ce n’est pas une haine gratuite : comme si, en modifiant notre attitude, nous pourrions délégitimer, voire annuler l’antisémitisme. Voyez tel auteur dramatique juif qui, pour nazifier les Juifs, explore les motivations des administrateurs juifs mis en place par les nazis dans les ghettos. Voyez tel militant des droits de l’homme qui, pour conjurer la shoah, préfère penser que le vrai génocide est mis en œuvre par Israël. Voyez avec quelle facilité les leaders communautaires ont cru à la culpabilité de l’armée israélienne après la diffusion de la mise en scène de l’assassinat d’un enfant arabe, en septembre 2000. Ou encore tel intellectuel qui, après chaque acte antijuif, s’empresse de prendre la parole pour expliquer que mais non, mais non, ce n’est qu’un délit de voyous.
Les Juifs blancs, malades de la culpabilité des autres
L’incapacité des victimes à nommer le crime est un dommage collatéral des génocides. L’attitude de nombreux Juifs blancs est pathétique, mais leur permet de penser que l’antisémitisme est moins monstrueux qu’en réalité. Certains se convertissent à une religion qu’ils espèrent plus tranquille. D’autres deviennent des anti-israéliens acharnés. D’autres au contraire défendent Israël comme le dernier carré du ghetto de Varsovie. Certains émigrent en Israël : vivre en Israël est plus dangereux, mais au moins cette société est solidaire et ne rend pas les Juifs responsables de l’antisémitisme.
Le regard thérapeutique des Noirs
Les Juifs noirs n’ont pas vécu dans une société qui pratique la réprobation sourde de ses victimes. Le racisme, ils connaissent aussi. Mais pour eux, la cause est évidente : c’est leur peau noire. Le jeu de la culpabilité n’y change rien.
En outre, leur façon d’aborder la judéité est différente : s’ils sont juifs, c’est leur choix et rien d’autre. Un choix pesé lourdement, un choix de leur foi. Et tant pis pour les Juifs laïques. La plupart des Juifs noirs ont simplement envie d’être juifs et d’aimer Israël.
Les Juifs noirs sont attachés à Israël parce que ce pays leur a plu et parce qu’ils ont compris que le défendre est un enjeu prioritaire en matière de droits de l’homme. Ils ont compris de suite que pour les sociétés européennes l’action humanitaire doit être une vraie priorité et non un moyen de mettre du baume sur leur propre culpabilité. Ils ont compris qu’aucun peuple n’a de justice à espérer pour lui-même tant que justice ne sera pas enfin rendue au peuple juif. Ainsi leurs espoirs pour l’Afrique et pour Israël convergent.
Cette façon si normale qu’ont les Juifs noirs d’être juifs est devenue rare chez les Juifs blancs, usés par la pression ambiante. A travers les Noirs, les Blancs comprennent qu’on peut être juif sans se surestimer ni se haïr. Ils redécouvrent une judéité positive qui fait du bien à leur âme meurtrie. La voie de la guérison ?
la sidra de la semaine
Editorial
Bien plus qu’un jour qui passe Certaines dates n’ont pas besoin qu’on les rappelle. Fixées dans les cœurs, dans les esprits et les âmes, leur pérennité dépasse largement leur inscription sur les calendriers rituels. Elles pénètrent les consciences et changent tous ceux qui s’en approchent. Le 3 Tamouz; il y a 14 ans, le Rabbi quittait ce monde. D’année en année, cette date n’est pas celle d’une simple commémoration, même si une telle démarche aurait pu être parfaitement légitime. Elle est celle à la fois d’un approfondissement et d’une élévation. L’approfondissement concerne chacun car le 3 Tamouz est un de ces instants privilégiés où l’on peut se retourner vers soi-même et réfléchir à ce que l’on a accompli et à ce qui reste à accomplir. L’élévation est également une idée qu’il appartient à tous de partager car, comme l’enseignent nos Sages, l’âme s’élève en ce jour et celle du Rabbi entraîne avec elle tous ceux qui veulent s’attacher à lui. Pour ces raisons, ce jour est marqué d’une solennité particulière. Chacun des actes que l’on accomplit paraît chargé d’un sens et d’une portée plus grands. En ce jour, c’est comme un espace de temps différent qui s’ouvre devant chacun et que chacun peut utiliser pour aller de degré en degré et parvenir à une spiritualité nouvelle. Il est vrai qu’un tel jour demande à être pleinement vécu. Il ne peut rester comme une anodine accumulation d’heures dont on attend surtout qu’elles passent sans tirer à conséquence. Il est un jour lié au Rabbi dont l’action a changé bien des choses et des manières de vivre et, ainsi, a changé le monde. Il est ce jour où cette action ne s’interrompt pas, où, au contraire, elle trouve des champs d’expression jusqu’ici insoupçonnés. Pour cela, nous portons en nous la puissance du moment. Les événements de ces derniers temps nous montrent à quel point elle nous est nécessaire. Sachons nous en saisir. Sans doute pouvons-nous y découvrir la clé de la Délivrance, individuelle et collective.
Haïm Nisenbaum
Etincelle de Machia'h: Le prophète Elie
Le prophète Malachie annonce (3: 22) : “Je vous enverrai le prophète Elie avant que vienne le grand et terrible jour de D.ieu”. En d’autres termes, c’est Elie qui sera chargé de faire savoir que Machia’h arrive. Quel est donc le rapport particulier entre lui et cet événement ?
Il nous est rapporté que le prophète Elie raffina son corps à tel point que, lorsqu’il quitta ce monde, son corps s’éleva également dans le ciel dans une colonne de feu. Un tel état de spiritualisation parfaite est précisément caractéristique de la Délivrance car, en ce nouveau temps, l’aspect physique de l’homme aura atteint ce même degré de parachèvement. Aussi “toute chair verra que la bouche de D.ieu a parlé” (Isaïe 40 : 5). C’est cela qu’incarne, d’ores et déjà, le prophète Elie.
(d’après Likouteï Si’hot, vol. II, p. 160) H.N.
Vivre avec la Paracha: ‘Houkat: Les eaux de la discorde
L’un des passages les plus étonnants de la Torah est celui de l’épisode des Eaux de la Discorde, à la suite duquel D.ieu décréta que Moché mourrait dans le désert et n’entrerait donc pas en Terre d’Israël.
Des centaines de générations de Sages de la Torah, à commencer par Moché lui-même, les Sages du Midrach, les Commentateurs bibliques et les Maîtres de la ‘Hassidout, s’interrogent sur ce chapitre énigmatique.
Mais voyons d’abord les faits.
Après avoir voyagé quarante ans dans le désert, le Peuple d’Israël arrive à Kadech dans le désert de Tsin, à la frontière de la Terre Sainte. Il n’y a pas d’eau, le peuple a soif et comme ils en ont l’habitude en de telles circonstances, ils se plaignent auprès de Moché. «Si seulement nous étions morts, s’écrient-ils avec colère, quand nos frères sont morts devant D.ieu ! Pourquoi as-tu conduit la congrégation d’Israël dans ce désert, pour mourir ici, nous et nos troupeaux ? Pourquoi nous as-tu sortis d’Egypte pour nous emmener dans cet endroit terrifiant … ?»
Moché s’adresse alors à D.ieu qui lui ordonne : «prends le bâton et rassemble le peuple, toi et Aharon ton frère. Et tu parleras au rocher devant leurs yeux et il donnera de l’eau.»
Quand ils sont tous rassemblés devant «le rocher», Moché s’adresse au peuple : «Ecoutez, rebelles ! Ferons-nous jaillir de l’eau pour vous de ce rocher ?» Moché lève sa main et frappe à deux reprises le rocher avec son bâton. L’eau jaillit et le peuple et le bétail se désaltèrent.
C’est alors que D.ieu dit à Moché et Aharon : «Parce que vous n’avez pas cru en Moi, pour Me sanctifier aux yeux des Enfants d’Israël, vous ne conduirez donc pas cette congrégation dans la terre que Je leur ai donnée.»
Qu’avait fait Moché de mal? Quel péché méritait une punition aussi terrible ?
Les commentateurs recherchent une réponse dans le texte.
Rachi (Rabbi Chlomo Yits’haki, 1040-1105) souligne que D.ieu avait ordonné à Moché de parler au rocher et que Moché le frappa. Aussi échoua-t-il à «sanctifier [D.ieu] devant les yeux des Enfants d’Israël» (extraire l’eau en ne faisant que parler aurait été un plus grand miracle).
Rambam (Maimonide : Rabbi Moché ben Maimon, 1135-1204) offre une explication différente : la faute de Moché consistait en ce qu’il se mit en colère et parla durement au peuple (son discours : «Ecoutez, rebelles…»)
(Le Maître ‘hassidique Rabbi Lévi Yits’hak de Berditchev (1810-1740) propose ici une perspective intéressante : les explications de Rachi et de Rambam, avance-t-il, consistent en deux côtés d’une même pièce. Un tsadik (Juste parfait) n’est pas seulement le chef de son peuple mais aussi le maître de son environnement. Ces deux rôles sont étroitement entrelacés, le second découlant du premier. Si la relation d’un guide avec son peuple est aimante et harmonieuse, alors le monde physique donne également ses ressources pour qu’ils atteignent leur but. Mais s’il fait agir son influence avec de durs mots de reproche, alors il lui faudra se battre avec la nature à chaque détour et imposer par la force sa volonté au monde matériel.)
Ramban (Na’hamanide : Rabbi Moché ben Na’hman, 1194-1270) trouve des difficultés dans les deux explications. Si Moché n’était pas censé frapper le rocher, argue-t-il, pourquoi D.ieu lui demanda-t-Il de prendre son bâton ? La Torah répète ce geste, mettant encore l’accent sur le fait que «Moché prit son bâton de la présence de D.ieu comme Il le lui avait enjoint». A la lumière des instructions de D.ieu à Moché, lors d’une occasion précédente, d’extraire de l’eau d’un rocher en le frappant (voir Chemot17, 6), n’était-il pas concevable que Moché suppose que dans ce cas également son bâton devait avoir une fonction similaire ? Quant à l’explication de Rambam, il y a d’autres exemples où la Torah nous dit (plus explicitement encore que dans ce cas) que Moché se mit en colère et apparemment pour des raisons moindres. Si aucune punition n’avait alors été décrétée dans ces cas, pourquoi ici en va-t-il autrement ?
Ramban offre son explication : Moché commit une erreur en disant au peuple : «Ferons-nous faire jaillir de l’eau pour vous de ce rocher ?», des paroles qui peuvent paraître impliquer qu’extraire de l’eau d’un rocher est quelque chose que Moché faisait plutôt que D.ieu. Au moment où un chef endosse une identité par lui-même et qu’il s’attribue personnellement ses réalisations, au moment où il vient représenter autre chose que la seule identité collective du peuple et sa relation avec D.ieu, il échoue dans son rôle. (Ramban conforte son explication dans les premiers mots de D.ieu à Moché : «parce que vous n’avez pas cru en Moi…», impliquant par là que c’était un manque de foi plutôt qu’une désobéissance ou un accès de colère.)
Mais il existe un dénominateur commun entre ces interprétations et de nombreuses autres offertes par les commentateurs : le fait que, quel que soit le problème, cela n’était pas véritablement la question. A la base, D.ieu reproche à Moché un détail technique. Et dans son argumentation avec D.ieu, Moché le sent bien : «Tu m’as attrapé!».
Le texte conforte sa plainte. Quarante ans plus tôt, s’était produit l’épisode des explorateurs, lors duquel la génération, qui était sortie d’Egypte et avait reçu la Torah, s’était révélée non désireuse et incapable de progresser à l’étape suivante du plan divin : entrer en Terre Sainte et en prendre possession. A cette époque, la Torah relate que D.ieu avait décrété que la génération entière (tous les hommes au-delà de vingt ans) mourrait dans le désert. Seuls deux hommes allaient échapper au décret : «en dehors de Kalev, fils de Yefounéh et Yehochoua fils de Noun» (les deux explorateurs qui avaient résisté au complot de leurs dix collègues- Bamidbar 14 :30).
Moché, qui aspirait à entrer en Terre Sainte de toutes les fibres de son être, n’était pas coupable du péché des explorateurs aussi fallait-il trouver une autre raison pour l’en empêcher. Puisque «avec les Justes, D.ieu est aussi précis que l’épaisseur d’un cheveu», il n’était pas impossible de trouver un prétexte. Mais D.ieu avait déjà déterminé quarante ans plus tôt que la génération entière, y compris Moché et Aharon, n’entrerait pas dans la Terre. «C’est un complot que Tu as fomenté contre moi», cite le Midrach, attribuant ces propos à Moché s’adressant à D.ieu.
Mais pourquoi ? Si Moché était innocent du péché de sa génération, pourquoi devait-il être décrété qu’il devrait partager leur sort ?
Un Midrach poignant offre la parabole suivante :
A un berger fut confié le troupeau du roi, pour qu’il le nourrisse et en prenne soin. Mais le troupeau se perdit. Quand le berger chercha à entrer au palais royal, le roi lui en refusa l’accès. «Quand le troupeau qui t’a été confié sera retrouvé, toi aussi tu pourras être admis.»
Le plan originel voulait que les 600 000 hommes que Moché avait sortis d’Egypte entrent dans la Terre. Mais cette génération resta dans le désert. «Tu en es le chef, dit D.ieu à Moché. Leur sort est ton sort.»
Ce message est implicite dans les paroles de D.ieu qui suivent immédiatement le fait que Moché a frappé le rocher : «…c’est pourquoi vous ne conduirez pas cette congrégation dans la terre que Je leur ai donnée.» Le Midrach tire de ces mots : «cette congrégation», vous ne la conduirez pas ; mais celle-ci vous la conduirez. «Cette congrégation», la génération qu’affronta Moché au rocher, n’était pas la génération de Moché. Sa génération était enterrée dans le désert.
«Mais quand ils entreront dans la Terre, dit D.ieu à Moché, et ils le feront, quand la Rédemption finale sauvera toutes les générations de l’histoire, alors tu les conduiras.»
Le coin de la Hala'ha :Coutumes liées au jour de la Hilloula du Rabbi 3 Tamouz (cette année dimanche 6 juillet 2008) ?
Le Rabbi avait fixé un certain nombre de coutumes à respecter à l’occasion de la Hilloula du Rabbi précédent. Ce sont ces mêmes coutumes qui ont été reprises pour le 3 Tamouz. En voici quelques-unes :
• On allumera une bougie de vingt-quatre heures depuis samedi soir 5 juillet.
• Pendant chacune des trois prières du jour, on allumera cinq bougies devant l’officiant.
• Le matin, on donnera de la Tsedaka (charité), au nom de chacun des membres de sa famille, pour une institution du Rabbi.
• On consacrera un moment dans la journée pour parler du Rabbi et de sa grande Ahavat Israël (amour du prochain) à sa famille et son entourage.
• On étudiera les chapitres de Michnayot correspondant aux lettres qui constituent le nom du Rabbi.
• On étudiera les enseignements du Rabbi.
• On rédigera un «Pan», «Pidyon Néfech», une lettre de demande de bénédictions, en y précisant son prénom et le prénom de sa mère, qui sera lue sur le Ohel du Rabbi.
N° de fax du Ohel : (00 1718) 723 44 44
N° de fax du Beth Loubavitch : 01 45 26 24 37
Adresse du Ohel : 226-20 Francis Lewis Blvd – Cambria Heights, New York 11411
E-mail : ohel@ohelchabad.org
Coutumes 3 Tamouz
SIGNIFICATION DES PRIÈRES DITES AUPRÈS DU TOMBEAU
Rav Its’hak Kagan, émissaire du Rabbi aux Etats Unis à Détroit, dans l’état du Michigan,
analyse ici l’importance des prières dites auprès du tombeau d’un Juste.
La Torah, évoquant les dix explorateurs que Moïse délégua afin de reconnaître la Terre Sainte, dit:“ils montèrent vers le sud et parvinrent à Hébron”. Nos Sages, dans le Talmud, apportent la précision suivante: “Seul Caleb s’y rendit et pria devant le tombeau des Patriarches”.
Il est ainsi clairement établi que l’usage de prier devant le tombeau des Justes remonte à la période biblique. Par la suite, d’autres coutumes furent également adoptées, comme par exemple celle de déposer une lettre auprès du tombeau afin de demander à l’âme du Juste, qui repose en ce lieu, d’intercéder auprès du Tout Puissant. Une telle lettre est appelée Pidyon Néfech ou requête d’une prière pour sa propre personne.
Un autre usage, largement répandu, consiste, pour chacun, à prendre l’enseignement d’intensifier son étude de la Torah, sa contribution à la Tsédaka ou sa pratique des Mitsvot, afin d’obtenir les bénédictions divines que l’on sollicite.
Différentes expressions hébraïques désignent l’endroit où repose le Juste: Kivreï Hatsaddikim, les tombeaux des Justes; Tsion, le remarquable lieu de repos ou Ohel, la tente. Les deux derniers termes sont les plus fréquents, selon la coutume des Hassidim de Loubavitch.
Le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, sut, par ses prières, par sa proximité avec D.ieu, venir en aide et soulager des dizaines de milliers de personnes, d’une manière qui transcendait les lois de la nature et par rapport à laquelle le terme de miracle semble bien terne. Il agit de la sorte plusieurs dizaines de fois, chaque jour, pendant la majeure partie des quatre vingt douze années bénies qu’il passa ici-bas.
Au troisième jour du mois juif de Tamouz, en 5754 (1994), l’âme du Rabbi s’éleva vers D.ieu et le corps qui fut le saint réceptacle de cette âme, qui fut purifié, sanctifié et élevé par l’existence du Juste, fut conduit vers le lieu de son repos, dans le cimetière Montefiore de Queens, à New York.
Les Justes qui ont quitté ce monde atteignent une grandeur qu’ils n’avaient pas de leur vivant, comme l’affirment nos Sages. A travers notre histoire, les prières formulées auprès du lieu où repose un Juste ont été exaucées de manière miraculeuse. Il en est de même pour ce qui concerne le Rabbi. Les prières dites à l’Ohel sont devenues, grâce aux bénédictions divines qu’elles provoquent, une source de soulagement et d’apaisement pour tout notre peuple.
Récit : A mon Rabbi
Cher Rabbi,
A mon cher ami et professeur, Rabbi Mena’hem Mendel Schneersohn.
C’est ainsi que commençait la lettre que je vous ai écrite il y a vingt ans.
Votre réponse – à la fois précise et généreuse – est elle aussi devant moi. C’est l’une des nombreuses lettres que vous m’avez écrites et que j’ai précieusement conservées.
Vous discutiez dans cette lettre – il y a vingt ans – de votre propre leadership, de la fonction d’un Rabbi.
Bien des années auparavant, nous avions évoqué précisément ce sujet dans votre bureau. J’étais jeune, naïf, à la limite de l’insolence – j’étais un journaliste à l’affût d’un scoop. Je relis maintenant mes questions et vos réponses, toujours courtoises :
- Comment êtes-vous devenu Rabbi ?
Que pouvez-vous faire si on vous met la clé dans la poche et qu’on s’en va ? Allez-vous permettre qu’on vole les livres ?
- Un Rabbi est-il un être humain comme nous ou quelque chose d’autre ?
Bien entendu, nous sommes tous faits de chair et de sang et je ne suis pas responsable de toutes les histoires que vous avez sur le cœur. Mais oui, un Rabbi peut avoir une vision spéciale, peut voir et connaître ce qui est au-delà de la compréhension de la plupart des gens.
- Que signifie une bénédiction d’un Rabbi ?
Il est possible qu’un Tsadik (un Juste), un Rabbi puisse éveiller en l’homme en face de lui des capacités dormantes. Il lui est possible d’entrer en contact avec un niveau supérieur de capacités extérieures à son âme propre.
- La puissance de Loubavitch ne provient-elle pas de la confiance d’un ‘Hassid envers son Rabbi ?
Je n’en suis pas si sûr !
J’acceptai vos réponses pour ce qu’elles étaient : une observation de la vérité par quelqu’un qui devrait savoir et je me suis mis à rechercher d’autres secrets expliquant le succès de Loubavitch.
Certaines des raisons qu’on me proposa semblaient plutôt prosaïques comme par exemple un don pour l’organisation, ce même don caractérisant d’ailleurs vos relations avec vos milliers de ‘Hassidim et autres supporters.
J’en suis témoin.
Bien que je fusse un rabbin du courant libéral, rien de ce qui m’est arrivé dans ma vie privée ou professionnelle ne vous a échappé, même si votre attention ne se manifestait que par un morceau du traditionnel gâteau au miel, livré jusque dans ma maison la veille de Yom Kippour.
J’en distribuai aux membres de ma famille et nous le mangions avec joie et gravité mélangées.
Bien entendu, il y en avait des milliers comme moi. Nombre d’entre nous désirions d’ailleurs être l’émissaire du Rabbi lorsque se présentaient des occasions où vous vouliez que quelque chose bouge. Ainsi, bien que mon organisation libérale y soit opposée, je devins un fervent avocat de «la minute de silence, donc de prière» dans les écoles publiques, lorsque vous avez fait campagne pour l’instituer légalement dans les années soixante-dix. L’ai-je fait parce que j’y croyais ? Avais-je été – comme le prétendaient mes collègues – influencé par «une secte» ? Je ne le crois pas.
Mais bien que je ne sois pas devenu un ‘Hassid, ma propre organisation libérale me semblait devenir une secte.
Comme vos ‘Hassidim, je me suis mis à penser que le rôle d’un Tsadik est de faciliter la communication avec le Tout Puissant et que ceci a des racines dans le judaïsme, des racines qui remontent aussi loin que Moché Rabbénou, Moïse notre Maître. C’est pourquoi, de temps en temps, je me tournais vers vous pour un conseil, une bénédiction.
A un de ces moments cruciaux, je vous ai écrit ces quelques phrases dont l’insolence me fait maintenant rougir : «J’ai bien peur d’avoir l’impertinence de croire que vous êtes un être humain qui, tout en acceptant sa mission d’agir en tant qu’important chef spirituel du peuple juif, possède également une vie privée avec ses propres «calculs». J’ose même penser qu’il vous arrive de temps en temps de vous demander : «Ayéka ? Où es-tu ?» et que vous receviez des réponses qui vous font réfléchir. Si cela vous arrive effectivement, je veux ajouter sur la balance de vos considérations la réelle gratitude et l’appréciation immense de Herbert Weiner».
Vous m’avez répondu une semaine plus tard. Voici quelques extraits de votre lettre :
«J’apprécie vos sentiments généreux à mon égard. Mais je pense également à la maxime de nos Sages dans le Talmud (Baba Metsia, fin de la page 84 a) quant à l’effet produit par les compliments, aussi justifiés soient-ils : ceux-ci ne permettent pas de clarifier une situation tandis qu’une question ou un défi qui demandent une réponse ou une explication, peuvent s’avérer plus efficaces…
Il n’est nul besoin, bien sûr, de vous faire remarquer que quand la question «où es-tu?» est posée, elle s’adresse à un individu et sa proche famille ; mais si elle est posée à une personne en charge d’une communauté, celle-ci doit pouvoir répondre de sa responsabilité et présenter un rapport sur ce qui a été accompli en faveur de cette communauté…
Maintenant, un mot à propos de mon «où es-tu?»
Certainement cela inclut tout ce qui a été écrit plus haut, et davantage. Je m’interroge sur les résultats «réels» de notre rencontre, quand je n’ai pas fait qu’écouter mais j’ai aussi parlé.
Mon « Ayéka ? » me fait me demander dans quelles mesure mes mots ont eu un impact – non pas en termes de souvenirs agréables à raconter – mais en termes d’influence réelle : «L’action est essentielle» !...
Mais je désire mentionner un autre point pertinent bien que je l’aie sans doute évoqué au cours de notre conversation. J’ai à l’esprit le problème de «Devarim Betélim», paroles inutiles. On peut prononcer de belles paroles, même des paroles de Torah, mais si elles n’influencent personne au niveau de l’action concrète, alors elles sont inutiles. Le blâme est à imputer à celui qui parle puisque nous partons du principe que «les paroles qui sortent du cœur pénètrent dans le cœur» et produisent éventuellement un effet réel.
En relisant ce paquet de lettres maintenant, je me demande où, dans le monde d’aujourd’hui, il existe une personne à qui des Juifs – quel que soit leur niveau de connaissance ou de pratique religieuse – peuvent s’adresser pour demander un conseil, une bénédiction. Et je me demande à nouveau : que va-t-il se passer ?
Aux ‘Hassidim, je n’ose pas suggérer une réponse.
Mais pour moi… Non ! Je ne me qualifierai pas d’étranger au mouvement Loubavitch ! Pour quelqu’un comme moi, parmi les milliers et les milliers de Juifs qui ont été profondément nourris par Loubavitch, je trouve aussi bien réconfort qu’encouragement dans les paroles que vous m’avez adressées, oralement et dans vos lettres.
Rabbin Herbert Weiner – auteur de 91/2 Mystics
L’Chaïm
traduit par Feiga Lubecki
Un projet de Loubavitch.fr, Textes et audio (c) Beth Loubavitch
elimination dela 5eme colonne
PROCHAINE ELIMINATION DE LA 5° COLONNE
mardi 1er juillet 2008, par LDJ
Visite dans les pays ennemis : la loi adoptée par Shraga Blum source : Aroutz7 http://a7fr.net/
Proposée par Zevouloun Orlev (Ihoud Leoumi - Mafdal) et Esterina Tartman (Israël Beiteinou) suite à l’Affaire Bishara, la loi interdisant la visite d’un citoyen dans un pays ennemi a été votée hier lundi, par 52 voix contre 24. Désormais, tout citoyen israélien qui se rendrait dans un pays ennemi deviendrait inéligible à la Knesset pour une période de sept ans. Seuls certains cas seront autorisés par le ministère de l’Intérieur,pour des raisons familiales et humanitaires. Et s’il est déjà député, il se verrait démis de ses fonctions parlementaires. Parmi les opposants à la loi, certains ministres : Shaoul Moaz ( !), Youli Tamir, Shaoul Simh’on, Ami Ayalon et Haïm Ramon.
Pour Orlev, "les députés Arabes israéliens devront désormais choisir entre le Parlement de Beyrouth ou de Damas et la Knesset. Cette loi permettra de freiner le phénomène de ’Cheval de Troie’ au sein de la Knesset. Les députés arabes, comme tous les autres députés, doivent manifester leur solidarité avec Israël comme Etat juif. Le soutien au Hezbollah ou au Hamas qu’ils expriment régulièrement n’a rien à voir avec la liberté d’expression. C’est un soutien pur et simple aux ennemis d’Israël"
Esterina Tartman y voit un frein au laxisme qui règne dans ce domaine : "Les citoyens peuvent désormais dormir tranquille. Les ennemis d’Israël ne pourront plus faire ce qu’ils veulent au sein de la Knesset. Ils ne pourront plus défier ainsi la sécurité d’Israël, et la fierté piétinée du pays va enfin être rétablie".
Face à cela, la réaction prévisible des principaux visés, les députés Arabes israéliens. Ahmad Tibi (Tal-Raam), "veut aller devant la Cour Suprême, car la loi n’a pas passé avec une majorité de 61 voix" ! Muhamad Baraké (Hadash), "il s’agit d’une loi qui institue le terrorisme dans les idées et dans la vie politique. Il n’est pas admissible que l’on considère des contacts avec la famille ou des contacts en vue de la paix comme un soutien au terrorisme."
Cela fait des années maintenant qu’il régnait une totale anarchie en ce domaine. Les députés Arabes israéliens utilisent systématiquement la démocratie israélienne et leur statut d’élu à la Knesset pour manifester autant de symboles de leur solidarité avec les pires ennemis d’Israël. Ce que la loi israélienne les autorisait à faire jusqu’à présent, aucun pays démocratique au monde ne le permet.
L’Affaire Bishara, qui est un cas de trahison typique, a poussé certains députés à prendre les choses en main et promouvoir un changement dans la loi israélienne. Ne pouvant empêcher les députés Arabes israéliens de déverser leur venin anti-israélien du haut de la tribune de la Knesset, cette loi permettra peut-être au moins de réduire leurs allers-retours dans des pays où ils rencontrent des gens très peu recommandables au bas mot, et où ils expriment avec eux des sentiments très pu amènes envers l’Etat Juif.
Posté le 20.06.2008 par israelsionisme
Daniel
Pipes
Liste de diffusion de Daniel Pipes
19 juin 2008
L'ennemi a un nom
par Daniel Pipes
Jerusalem Post
19 juin 2008
http://fr.danielpipes.org/article/5631
Version originale anglaise: The Enemy Has a Name
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
Comment vaincre un ennemi qu'on ne peut pas nommer? De même qu'un médecin doit identifier sa maladie avant de soigner un patient, un stratège doit identifier l'adversaire avant de gagner la guerre. Mais les Occidentaux se sont montrés réticents devant l'identification de l'ennemi dans ce conflit que le gouvernement américain qualifie diversement (et euphémiquement) de «guerre mondiale contre la terreur», «longue guerre», «lutte mondiale contre l'extrémisme violent» et même «lutte mondiale pour la sécurité et le progrès».
Cette timidité se traduit par l'inaptitude à définir les objectifs de la guerre. Deux citations de hauts responsables américains datant de la fin 2001 révèlent bien l'aspect brumeux et inefficace des déclarations des gouvernements occidentaux. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld définissait alors la victoire comme la mise en place d'«un environnement nous permettant effectivement de vivre notre vie et de profiter de nos libertés». De son côté, George W. Bush proposait un objectif plus limité: «la défaite du réseau terroriste mondial» – sans préciser ce que ce réseau pourrait bien être.
En fait, «vaincre le terrorisme» est resté l'objectif fondamental de la guerre. D'où on peut déduire que les terroristes sont l'ennemi et le contre-terrorisme la principale réplique.
Mais un nombre croissant d'observateurs ont relevé que le terrorisme n'est qu'une tactique, et non un ennemi. Bush l'a d'ailleurs admis également, en été 2004, en reconnaissant que «nous avons mal nommé la guerre contre la terreur». Alors, il qualifia cette guerre de «lutte contre des extrémistes idéologiques qui ne croient pas en les sociétés libres et qui utilisent le terrorisme comme une arme pour tenter d'ébranler la conscience du monde libre».
Une année plu tard, au lendemain des attentats à la bombe du 7 juillet à Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair fit progresser le débat en parlant de l'ennemi comme d'«une idéologie religieuse, un courant évoluant au sein de la religion mondiale de l'Islam». Peu de temps après, Bush lui-même fit usage des expressions «radicalisme islamique», «djihadisme militant» et «islamofascisme». Mais ces termes suscitèrent de nombreuses critiques et il se rétracta.
À la mi-2007, Bush en était revenu à parler de «la grande lutte contre l'extrémisme qui s'étend maintenant à l'ensemble du Grand Moyen-Orient». Et c'est là où nous en sommes actuellement: les agences gouvernementales américaines ont été priées de désigner l'ennemi par des expressions aussi nébuleuses que «culte mortifère», «sorte de culte» «culte sectaire» et «violents adeptes d'un culte».
En fait, cet ennemi a un nom bien précis et concis: l'islamisme, une version utopique radicale de l'Islam. Les islamistes, partisans de cette idéologie totalitaire bien financée et largement répandue, tentent d'instaurer un ordre islamique mondial qui appliquerait la loi islamique (charia) dans son intégralité.
Avec cette définition, la réponse nécessaire se clarifie. Elle revêt deux formes: vaincre l'islamisme et aider les Musulmans à développer une forme d'Islam alternative. Ce n'est pas par hasard que cette démarche rappelle dans les grandes lignes celle mise en place par les puissances alliées contre les deux principaux mouvements radicaux utopistes précédents – le fascisme et le communisme.
Il faut commencer par vaincre un ennemi idéologique. Comme en 1945 et en 1991, l'objectif doit consister à marginaliser et affaiblir un mouvement idéologique agressif, de sorte qu'il cesse d'attirer des partisans ou de constituer une menace grave pour le monde. La Deuxième Guerre mondiale, remportée par le sang, l'acier et les bombes atomiques, propose un modèle de victoire très différent de celui de la guerre froide, basé sur la dissuasion, la complexité et un effondrement presque pacifique.
La guerre contre l'islamisme va vraisemblablement intégrer des éléments de ces deux legs pour former un mélange inédit de guerre conventionnelle, de contreterrorisme, de contre-propagande et de nombreuses autres stratégies. L'éventail va de l'action militaire qui a causé la chute du gouvernement taliban d'Afghanistan à l'effort qui consiste à repousser les islamistes légaux travaillant légitimement au sein des systèmes éducatifs, religieux, médiatiques, juridiques et politiques.
Le deuxième objectif implique d'aider les Musulmans qui s'opposent aux visées islamistes et qui souhaitent offrir une alternative aux dépravations de l'islamisme en réconciliant l'Islam avec le meilleur du monde moderne. Mais ces Musulmans sont faibles – ce ne sont encore que des individus isolés, qui ont à peine entamé le dur travail qui consiste à se chercher, à communiquer organiser, financer, mobiliser.
Pour faire tout cela plus rapidement et efficacement, ces modérés ont besoin de l'encouragement et du parrainage des non-Musulmans. Aussi peu impressionnants qu'ils soient à l'heure actuelle, les modérés sont les seuls en mesure de moderniser l'Islam, avec l'aide de l'Occident, et ainsi de mettre un terme à la menace islamiste.
En fin d'analyse, l'islamisme présente essentiellement deux défis pour les Occidentaux: ils doivent en parler franchement et aspirer à la victoire. Or aucune de ces deux attitudes n'est naturelle pour l'homme moderne, qui tend à préférer la rectitude politique et la résolution des conflits, voire l'apaisement. Mais une fois ces obstacles surmontés, la faiblesse objective de l'ennemi islamiste en termes d'arsenal, d'économie et de ressources permettra de le vaincre aisément.
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Posté le 14.06.2008 par israelsionisme
Accueil du site > France > UN ANTIJUIF A LA TETE DE L’ UNESCO ?
UN ANTIJUIF A LA TETE DE L’ UNESCO ?
lundi 2 juin 2008, par Admin
LA France SOUTIENDRA -T -ELLE LA CANDIDATURE D’ UN ANTIJUIF A LA TETE DE L’ UNESCO ?
Source : article de VINCENT NOCE dans Libération
Le ministre de la Culture égyptien joue avec le feu Polémique. Retour sur les déclarations antisémites de Farouk Hosni, candidat à la tête de l’Unesco soutenu par la France. Le ministre de la Culture égyptien, Farouk Hosni, a déclaré devant le Parlement qu’il se ferait une joie de « brûler tous les livres israéliens » s’il y en avait dans son pays. Il se trouve que cet Hosni est candidat à la tête de l’Unesco, basée à Paris, dont la mission est de promouvoir le dialogue interculturel pour établir « la paix dans l’esprit des hommes », et soutenu par la France. Le propos, qui remonte au 10 mai, a juste suscité une protestation d’Israël et un début de controverse dans la presse de la région. Par télégramme à son ministère, cité par l’hebdomadaire égyptien Al Ahram, l’ambassadeur d’Israël en Egypte s’est dit effaré de la « brutalité » de cette déclaration, qu’il estime de nature à « empêcher la poursuite des contacts normaux avec l’Egypte d’Israël et de la communauté internationale ». Israël a convoqué l’ambassadeur d’Egypte pour lui notifier une vive protestation, réitérée par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni auprès de son homologue Ahmed Aboul-Gheit. Comparant le ministre égyptien à Goebbels, Shimon Samuels, directeur du Centre Simon-Wiesenthal, souligne que sa candidature représente une « menace gravissime sur les valeurs fondamentales de l’Unesco ». Instigateur de l’antisémitisme le plus violent, Goebbels était le ministre de la Propagande de Hitler, qui organisa un spectaculaire bûcher de livres en 1933 devant l’opéra de Berlin. Ministre depuis vingt ans, Farouk Hosni est connu pour ses vifs accrochages avec tous les partis, les islamistes, les libéraux ou même le parti au pouvoir. Il a rappelé que son propos répliquait à un député des Frères musulmans, qui assurait que les librairies étaient pleines de « littérature sioniste ». « J’ai dit : "Je brûlerai tous les livres israéliens moi-même, si jamais j’en trouvais un seul" ; c’était une hyperbole, une manière un peu populaire de dire qu’il n’y en a pas. » Il n’a formulé aucun regret ou excuse. Au contraire, il a rappelé son opposition farouche aux échanges culturels avec Israël : « Comment imaginer une normalisation des relations culturelles, alors que le sang palestinien coule dans les territoires occupés ? » S’enfonçant : « Je suis sémite, comment serais-je antisémite ? » Réalisant qu’il torpillait sa candidature à l’Unesco, il a assuré que, s’il était élu, il se « mettrai[t] au service de la culture du monde, sans discrimination ». En fait, l’homme n’en est pas à son coup d’essai. En Israël, le quotidien Haaretz rappelle qu’il a interdit la présentation au festival de cinéma du Caire du film israélien plébiscité d’Eran Kolirins, la Visite de la fanfare. Le Centre Wiesenthal tient l’homme pour un « antisémite », qui a « personnellement » invité l’islamo-communiste négationniste Roger Garaudy à venir mettre en doute la Shoah à la télé égyptienne, il y a sept ans, et aurait bloqué l’ouverture d’un musée juif au Caire. A Paris, deux mois après l’invitation d’Israël au Salon du livre, la sinistre évocation d’un autodafé antisémite au Caire n’a pas suscité la moindre réaction du gouvernement français, dont on se demande comment il peut assumer un tel candidat. Quant à l’Unesco, saisie par le Centre Wiesenthal, elle s’est jusqu’ici gardée de tout commentaire.
Posté le 12.06.2008 par israelsionisme
Etre Juif, selon :
-Winston Churchill
"Certains aiment les Juifs, et d'autres non. Mais aucun homme de réflexion ne peut nier le fait qu'ils sont, au-delà de toute question, la 'race' la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue dans le monde"
- Leon Tolstoï
"Le Juif est cet être sacré qui a fait descendre des cieux le feu éternel, et a illuminé avec lui le monde entier. Il est sa source religieuse, son printemps, et la fontaine d'où les autres peuples
ont tiré leurs croyances et leurs religions."
- A. A. Leroy Beaulieu, publiciste français
"C'est en vain que nous les avons enfermés pendant plusieurs centaines d'années derrière les murs du ghetto. Dès que les portes de leur prison furent ouvertes, ils nous ont facilement rattrapés, même dans les voies que nous avions ouvertes sans leur aide".
-Thomas Cahill, Auteur irlandais
"Le Juif nous donne l'intérieur et l'extérieur - notre aspect et notre vie intérieure.
Nous pouvons difficilement nous lever le matin ou traverser la rue sans être juifs. Nous rêvons des rêves juifs et espérons des espérances juives. La plupart de nos meilleurs mots : nouveau, aventure, surprise, unique, individuel, personne, vocation, temps, histoire, futur, liberté, progrès, esprit, foi, espoir, justice sont des dons des Juifs"
-William Rees-Mogg, ancien rédacteur en chef du journal "The Times"
L'un des apports de la culture juive à la Chrétienté est qu'elle a enseigné aux Chrétiens à penser comme les Juifs, et tout homme moderne qui n'a pas appris à penser comme s'il était un Juif peut à peine être considéré comme ayant même appris à penser"
-[Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français
Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif.
Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière... Car alors que les Peuples de Grèce et d'Italie, de Sparte, d'Athènes et de Rome et d'autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer,comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l'ordre naturel des choses sur de si longues périodes.Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite... Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie..."
-Paul Johnson, historien américain contemporainLa vision juive est devenue le prototype de nombreuses grandes conceptions identiques pour l'humanité, aussi bien divines qu'humaines. Les Juifs, donc, se tiennent au centre de la tentative
perpétuelle de donner à la vie humaine la dignité d'un but ".
-Matthew Arnold, poète et critique anglais
Aussi longtemps que le monde durera, tous ceux qui veulent faire des progrès en droiture viendront vers Israël pour l'inspiration en tant que peuple qui le sens de la droiture le plus radieux et le plus puissant ".
-Olive Schreiner, romancier sud-africain et militant social
De fait, il est difficile pour toutes les autres nations du monde de vivre en présence des Juifs. C'est irritant et très inconfortable. Les Juifs embarrassent le monde parce qu'ils ont fait des choses au-delà de l'imagination. Ils sont devenus des étrangers moraux depuis le jour où leur patriarche, Abraham, a introduit dans le monde les standards éthiques les plus élevés et la crainte de Dieu. Ils ont apporté au monde les Dix Commandements, que de nombreuses nations préfèrent défier. Ils ont violé les règles de l'histoire en demeurant vivants,contre les probabilités du bon sens et de l'évidence historique. Ils ont survécu à tous leurs ancien ennemis, dont de vastes empires tels que les Romains et les Grecs. Ils ont mis le monde en colère avec
leur retour dans leur patrie après 2000 ans d'exil et après l'assassinat de six millions de leurs frères et soeurs. Ils ont exaspéré le genre humain en construisant, en un clin d'oeil, un Etat démocratique que d'autres n'ont pas été capables de créer même en plusieurs centaines d'années. Ils ont construit des monuments vivants tels que le devoir d'être saints et le privilège de servir les fidèles de l'Un.
Ils ont participé dans tous les efforts du progrès humain, que ce soit dans la science, la médecine, la psychologie ou toute autre discipline, et cela dans une disproportion totale avec leur nombre réel. Ils ont donné au monde la Bible et même leur " saveur ".
Les Juifs ont enseigné au monde à ne pas accepter le monde tel qu'il est, mais à le transformer, et pourtant peu de nations ont voulu écouter. De plus, les Juifs ont introduit dans le monde le D.ieu unique, dont pourtant seule une minorité a accepté de tirer les conséquences morales. Ainsi les nations du monde réalisent qu'elles auraient été perdues sans les Juifs. Et pendant que leur subconscient essaie de leur rappeler combien la civilisation occidentale est encadrée en termes de concepts d'abord articulés par les Juifs, ils font tout leur possible pour les supprimer.Ils nient que les Juifs leur rappellent un but plus élevé de la vie et la nécessité d'être honorable, et ils font tout leur possible pour échapper à ses conséquences. C'est simplement trop à gérer pour eux, trop embarrassant à admettre, et par-dessus tout, trop difficile de vivre avec. Ainsi, les nations du monde ont décidé de nouveau de quitter 'leur' voie de manière à trouver un bâton pour frapper les Juifs. Le but : prouver que les Juifs sont immoraux et coupables de massacre et de génocide, comme certains d'entre eux le sont.
Tout cela de façon à cacher et à justifier leur propre échec à simplement protester quand six millions de Juifs furent conduits au massacre d'Auschwitz et de Dachau, pour effacer la conscience morale que les Juifs leur rappellent, et ils ont trouvé un bâton.
Rien ne pouvait être plus gratifiant pour eux que de trouver les Juifs en lutte avec un autre peuple (complètement terrorisé par ses propres dirigeants) contre qui les Juifs, malgré leurs voeux les plus chers, doivent se défendre pour survivre. Avec grande satisfaction, le monde permet et initie la réécriture de l'histoire pour alimenter la rage d'un autre peuple contre les Juifs. Cela malgré le fait que les nations comprennent très bien que la paix entre les parties pourrait être intervenues depuis longtemps, si seulement les Juifs avaient disposé d'une chance équitable. Au lieu de cela, ils ont sauté avec joie dans le train de la haine pour justifier leur jalousie des juifs et leur incompétence à prendre en charge leurs propres problèmes moraux.
Quand les juifs observent le jeu bizarre qui se tient à La Haye, ils ne peuvent que sourire alors que ce jeu artificiel prouve une fois encore combien le monde admet paradoxalement le caractère unique des Juifs. C'est leur besoin de miner les Juifs qui les fait en réalité les élever.
L'étude de l'histoire de l'Europe au cours des siècles passés nous enseigne une leçon uniforme: que les nations qui ont reçu et d'une certaine manière ont traité avec justice et clémence les Juifs ont prospéré, et que les nations qui les ont torturés et opprimés ont tracé eux-mêmes leur propre fléau.
Posté le 12.06.2008 par israelsionisme
NON AU SECOND ÉTAT « PALESTINIEN »
De bonnes raisons pour s’opposer à la formation d’un deuxième État « palestinien ».
(NOTE : Yesha = Judée-Samarie + Bande de Gaza + Plateau du Golan)
Il y a DÉJÀ un État palestino-arabe.
Les « Palestiniens » ont déjà un État souverain qui a été donné aux Arabes en 1922 et qui est devenu indépendant en 1946. C’est la Jordanie, qui occupe 77 % de la « Palestine » !
À côté des Israéliens qui doivent se contenter des 23 % restants, les Arabes ne sont pas à plaindre...
Les Arabes ont déjà AMPLEMENT de territoires.
Les Arabes et l’Iran possèdent 10 % de la surface terrestre.
Yesha représente à peine 0.04 % de cette masse. Israël (sans inclure Yesha) représente à peine 0.1 % de la superficie des 22 pays arabes et de l’Iran
Israël est le souverain légal de Yesha. Israël, ayant gagné Yesha dans une guerre défensive, n’est d’aucune manière obligé de remettre ces territoires (auparavent détenues par l’agresseur) selon le Droit International. Voici les preuves qu’Israël était bel et bien sur la défensive lors de la Guerre de Six jours : Si les Arabes n’avaient pas déclenchés la Guerre de Six jours, Israël n’aurait jamais pris le contrôle de Yesha. Les arabes ont subis la conséquence de leur acte.
L’armistice de Rhodes de 1949 mentionne clairement que les ligne de cessez-le-feu sur lesquelles les Israéliens et les Arabes se sont entendus à la fin de la guerre d’Indépendance de l’État hébreu seraient temporaires et ne devraient pas être tenues comme frontière officielle entre Israël et une entité arabe (mais elles le furent quand même) ; elles ne peuvent donc pas êtres considérées comme frontières légitimes d’Israël et encore moins d’un pseudo-pays « palestinien ».
Israël n’a AUCUNE obligation de se retirer entièrement de Yesha selon les résolutions 242 ET 338 de l’ONU.
En effet, ces territoires sont officiellement disputés et non occupés. Les résolutions en question disent simplement que « les deux parties devront faire des concessions ».
Israël a déjà redonné la GRANDE MAJORITÉ (91 %, la Péninsule du Sinaï) des territoires dont il a pris possession lors d’une guerre DÉFENSIVE.
texte repris du site dela ldj
Posté le 11.06.2008 par israelsionisme
Israël, une histoire unique
EHUD OLMERT Premier ministre d'Israël.
QUOTIDIEN : mercredi 11 juin 2008
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Il y a soixante ans, quand l'État d'Israël a été créé, j'étais un petit garçon - je n'avais que 3 ans - et je faisais mes premiers pas dans un village agricole d'un pays jeune qui luttait pour sa renaissance, membre d'une famille qui avait immigré en Israël depuis Harbin, en Chine, afin de réaliser le rêve sioniste et d'accomplir la prédiction de la renaissance du peuple juif.
Il y a soixante ans, au croisement des destins entre l'Holocauste et la renaissance, les grands penseurs sionistes n'envisageaient pas un État d'Israël aussi vibrant qu'il l'est aujourd'hui. Soixante ans plus tard, avec tout le peuple d'Israël, je célèbre la victoire de l'indomptable esprit juif qui résiste depuis des milliers d'années. C'est un esprit qui glorifie tout ce qui a pu être construit sur la terre d'Israël par un dur labeur, de la sueur et du sang en soixante ans d'indépendance, un esprit qui, au fil des ans, s'est transformé en ce que j'appelle l'israélité. C'est l'esprit qui a conduit la construction, la croissance et le renforcement d'Israël pendant les soixante ans où notre petite et jeune nation s'est formée, pour devenir une source de fierté et de fascination pour le monde entier.
L'État d'Israël est unique dans l'histoire de l'humanité. Un tel phénomène ne s'est jamais produit dans l'histoire : un peuple qui retourne sur sa terre, fait renaître sa langue, renouvelle sa culture et reconstruit son existence nationale et sa souveraineté sur son ancienne terre natale, comme cela nous est arrivé au milieu du XXe siècle. C'est une source de fierté immense pour moi en tant que juif, en tant qu'Israélien, et en tant que Premier ministre. Nous avons combattu ici, nous sommes morts ici et nous avons construit nos vies ici. Rien n'a été tenu pour acquis ; ni le retour de notre peuple sur sa terre natale ; ni d'avoir survécu à la guerre d'indépendance ou d'avoir créé Tsahal ; ni la création d'un melting-pot et la protection de tous les exilés qui revenaient en Israël ; ni nos succès sur le champ de bataille ; ni nos réalisations à la pointe de la technologie, de la science et de la culture. Nous avons construit une société dont la réussite est extraordinaire, l'économie florissante et la qualité de vie pratiquement sans comparaison.
En dépit des défis très difficiles que nous continuons à affronter, Israël est un endroit où il fait bon vivre, les Israéliens le savent et de nombreux juifs le découvrent quand ils viennent ici. Je suis fier d'être le Premier ministre d'un pays qui, après soixante ans de changement et de bouleversements, de douleurs et de joies, n'a pas perdu, pas même une seconde, son esprit authentique et instinctif de solidarité. La mobilisation totale de nos citoyens en période de trouble et l'esprit de camaraderie qui nous caractérise dans les moments de joie nationale emplit nos cœurs de fierté, de fraternité et de chaleur israélienne. C'est la nature de notre tempérament national. Je crois que nous pouvons être fiers du fait qu'Israël est un pays stable qui sert d'exemple à de nombreux autres pays dans le monde, et montre comment, en dépit des menaces, des difficultés, des dangers et de l'instabilité à laquelle cette région est confrontée, nous n'avons jamais perdu confiance. C'est la nature de notre tempérament national. Notre croyance dans les valeurs les plus élémentaires et les plus fondamentales de la démocratie et dans le droit de chacun à une égalité totale et une liberté complète dans notre pays ; contribuer à l'amélioration de la société mais aussi à évaluer ce qui ne fonctionne pas ; nous mobiliser et répondre aux défis de l'heure et participer à l'effort national. En raison du rythme de vie effréné de ce pays, parfois nous ne nous rendons pas compte des changements importants qui ont lieu ici quotidiennement. Parfois, nous ne le voyons pas clairement mais cela coupe le souffle. Et pourtant, il nous manque encore beaucoup et nous souhaitons encore accomplir bien des choses, et cela aussi fait partie de notre tempérament national.
Nous nous battons encore contre les forces qui appellent à notre destruction, comme l'Iran, le Hezbollah et le Hamas, mais en même temps, nous conduisons des négociations avec ceux qui souhaitent sortir de cette situation. Nous continuons à lutter pour la paix avec nos voisins. Je suis parfaitement conscient de tous les obstacles et des champs minés que nous devons traverser avant d'atteindre la compréhension à laquelle nous aspirons tous avec nos voisins mais nous sommes sur le bon chemin. Je crois qu'avec nos partenaires dans ce processus, nous prendrons le dessus sur les extrémistes qui nous combattent. Ceux qui souhaitent la paix, ceux qui espèrent les relations de bon voisinage, vont gagner.
Il n'y a pas si longtemps, au cours d'une conversation privée, le Président français m'a dit qu'il pensait que l'établissement de l'État d'Israël était le miracle du XXe siècle. C'est vrai, c'est le miracle du peuple juif. Ce n'était pas un acte né du vide, mais fondé sur une loi exceptionnelle, vieille de milliers d'années, sur une histoire unique dans toute l'humanité. L'État d'Israël s'est construit au cours d'années de tourments et de persécutions, d'étude et d'apprentissage, d'isolement et de discrimination, d'espoir et de foi qui sont sans précédent dans l'histoire de tout autre peuple.
Traduit de l'anglais par Jean Charles Burou.
Posté le 07.06.2008 par israelsionisme
A TOUS MES FRERES ET SOEURS EN ERETZ ET EN GALOUT
Posté le 07.06.2008 par israelsionisme
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